Zimbabwe: Mugabe «a bien pris les choses», selon son neveu

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Plus vieux dirigeant en exercice de la planète, Robert Mugabe, 93 ans, a dirigé d'une main de fer le Zimbabwe pendant 37 ans.

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Agence France-Presse
HARARE

L'ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe est en bonne santé, « plutôt jovial » et « a bien pris les choses » après avoir été obligé de démissionner, a déclaré dimanche à l'AFP son neveu Leo Mugabe.

« Il va bien. Je suis allé le voir, il est plutôt jovial. En réalité il est dans l'attente de sa nouvelle vie, faire de l'agriculture et rester dans sa maison à la campagne. Il a bien pris les choses », a dit Leo Mugabe, fils de Sabina, soeur défunte de M. Mugabe.

Plus vieux dirigeant en exercice de la planète, Robert Mugabe, 93 ans, qui a dirigé d'une main de fer son pays pendant 37 ans, a démissionné mardi après un coup de force de l'armée. Les militaires avaient pris le contrôle du pays dans la nuit du 14 au 15 novembre pour s'opposer à l'éviction du vice-président d'alors Emmerson Mnangagwa. Après un bref exil sud-africain, M. Mnangagwa a prêté serment vendredi comme président du pays.

Leo Mugabe a refusé d'évoquer des informations sur un montant présumé de 10 millions de dollars de retraite qui aurait été négocié par Robert Mugabe pour accepter de démissionner.

Selon Leo Mugabe, Grace Mugabe, épouse de M. Mugabe, souhaite se concentrer sur un nouveau projet, la construction d'une université en son honneur.

« J'aime bien son état d'esprit, elle reste auprès de lui tout le temps. C'est une personne formidable. Elle veut continuer à superviser la construction de l'Université Robert Mugabe, de sorte qu'ils aient quelque chose à faire », a ajouté le neveu.

L'ambitieuse et impopulaire Grace Mugabe, 52 ans, avait brigué ouvertement ces derniers mois la succession de son époux à la santé fragile. L'éviction d'Emmerson Mnangagwa, sur ordre de Grace Mugabe, avait fait de l'ex-première dame la favorite de la course à la succession de son mari, un casus belli pour les militaires.

En août, le Zimbabwe avait annoncé le projet de construction d'une université à Mazone, à environ 35 km à l'extérieur de la capitale Harare. Ce projet avait suscité nombre de critiques, l'économie étant ruinée par des réformes dévastatrices lancées par Robert Mugabe.




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