Attentat au Burkina Faso: les deux victimes canadiennes identifiées

Tammy Chen figure parmi les victimes de l'attentat.... (Photo tirée de Facebook)

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Tammy Chen figure parmi les victimes de l'attentat.

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La Presse Canadienne

L'identité des deux Canadiens tués dans une attaque survenue au Burkina Faso dimanche soir est désormais connue.

Le ministère des Affaires étrangères du Canada a révélé l'identité de l'une des deux victimes. Il s'agit de Tammy Chen, une résidante de l'Ontario.

Mme Chen était diplômée de l'Université McGill, à Montréal, et de l'Université Queen's, en Ontario, et présidente et cofondatrice de l'organisation non gouvernementale canadienne Avenirs brillants du Burkina Faso.

Elle avait entrepris des études de doctorat à l'Université de Cambridge.

L'identité de la deuxième victime canadienne n'a pas été dévoilée officiellement. Le Centre d'études et de coopération internationale (CECI) et l'Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) ont toutefois indiqué dans un communiqué, lundi soir, qu'un de leurs volontaires, Bilel Diffalah, était la deuxième victime canadienne.

Le Canadien d'origine algérienne vivait à Montréal avant son départ pour le Burkina Faso. M. Diffalah, un médecin vétérinaire de formation, était en poste depuis novembre 2016 à titre de conseiller en hygiène et biosécurité, dans le cadre du programme Uniterra du CECI et de l'EUMC. Il travaillait auprès de l'Interprofession Volaille Locale, une organisation partenaire.

Fatimata Lankoande, coordonnatrice du programme de coopération volontaire Uniterra au Burkina Faso, pour l'EUMC et le CECI, l'a décrit comme un homme «très dévoué et apprécié tant par ses coéquipiers que par les partenaires auprès de qui il intervenait».

En tout, 18 personnes sont mortes lors de l'attaque contre un restaurant turc de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

La mort d'un ressortissant français a été confirmée par le ministère des Affaires étrangères du pays.

Le restaurant Aziz Istanbul, à Ouagadougou, a été attaqué par des djihadistes présumés vers 21 h, heure locale, dimanche soir. Un porte-parole du gouvernement a fait savoir quelques heures plus tard que les forces spéciales du pays ont mis fin à l'assaut.

Le ministre des Communications, Rémis Fulgance Dandjinou, a fait état de «18 morts et plusieurs blessés».

M. Dandjinou a ajouté que les victimes sont «principalement des femmes et des enfants». Il a aussi prévenu que le bilan risque de s'alourdir.

Au moins trois membres des forces burkinabés ont été blessés pendant l'opération, qui a duré près de sept heures, selon un porte-parole des forces de sécurité, le capitaine Guy Yé.

Le capitaine Yé a expliqué que les assaillants ont commencé à tirer au hasard dans la foule après être arrivés à bord de motos. Les forces de sécurité se sont rendues sur place avec des blindés après avoir été informées que des coups de feu avaient été tirés près du restaurant.

C'est la deuxième fois en deux ans qu'un restaurant du Burkina Faso populaire auprès des étrangers est attaqué. Cette attaque rappelle l'attentat survenu contre un restaurant et un café à Ouagadougou en janvier 2016 qui avait coûté la vie à 30 personnes, dont six Québécois.

Personne n'a encore revendiqué la responsabilité de l'attaque. L'Aziz Istanbul est situé sur l'avenue Kwame Nkrumah, un secteur très fréquenté par les expatriés.

Situé en Afrique occidentale, le Burkina Faso est l'un des plus pauvres pays de la planète. Il partage une frontière avec le Mali, lequel est confronté à des extrémistes islamistes.




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