Nigeria: les services secrets disent avoir déjoué un projet d'attentat antimusulmans

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«Des éléments terroristes» avaient comploté en vue de lancer «une série d'attaques coordonnées, en utilisant des explosifs dans différentes villes, selon un porte-parole des services secrets.

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Agence France-Presse
ABUJA

Les services secrets nigérians (DSS) ont affirmé vendredi avoir déjoué un projet d'attentats à l'explosif visant des musulmans célébrant la fin du ramadan, après des craintes de préparation d'un important attentat par Boko Haram.

Deux hommes soupçonnés de préparation d'attentat à Kano (nord) ont été arrêtés vendredi à l'aube, selon le DSS.

Un troisième homme, «un expert en explosifs», a été arrêté mardi dans l'État de Kano, a écrit ans un courriel Tony Oyuipo, porte-parole du DSS.

«Leur projet, avec d'autres personnes qui sont en encore en liberté, était d'assembler les explosifs et de les utiliser contre des objectifs pendant les célébrations de l'Aïd», a-t-il ajouté.

Parmi les objets saisis figurent huit fusils d'assaut AK-47, 27 grenades, près de 800 munitions, un réservoir de gaz, des véhicules, un ordinateur et un téléphone mobile.

Ces arrestations ont permis de déjouer des attentats à la fin du ramadan à Kano, Sokoto, Kaduna (nord) and Maiduguri (nord-est), selon Oyuipo.

«Des éléments terroristes» avaient comploté en vue de lancer «une série d'attaques coordonnées, en utilisant des explosifs dans différentes villes. Des marchés, des parcs, des processions, des mosquées et des lieux de prières musulmans sont présentés comme des objectifs potentiels, selon le porte-parole.

Boko Haram n'est pas cité dans le courriel, mais le groupe djihadiste avait attaqué des tels objectifs où se trouvaient de nombreux civils par le passé.

Aux abords de la forêt de Sambisa, ancien bastion de Boko Haram, le district de Konduga en général et la route de Damboa en particulier, restent des zones particulièrement instables. En décembre, l'armée nigériane avait assuré avoir délogé les combattants islamistes, mais six mois plus tard, le groupe multiplie les embuscades et les attentats, notamment à Maiduguri.

Le week-end dernier, des attentats-suicides coordonnés ont fait 16 morts dans un camp de déplacés où vivent plus de 10 000 personnes à la périphérie de la capitale. Un village, plus au sud, a été victime d'un raid meurtrier, qui a fait cinq morts parmi les civils.




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