Madagascar: 38 morts dans un incendie accidentel

Trente-huit personnes, dont 16 enfants, ont péri ce week-end dans l'incendie... (Photothèque Le Soleil)

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Agence France-Presse
ANTANANARIVO

Trente-huit personnes, dont 16 enfants, ont péri ce week-end dans l'incendie accidentel d'une maison lors d'une pendaison de crémaillère dans le centre de Madagascar, a indiqué lundi la gendarmerie.

«Sur les 39 occupants de la maison, 38 ont péri, dont 16 enfants», le plus jeune ayant six mois, a déclaré à l'AFP le responsable de la communication de la gendarmerie à Antananarivo, le commandant Herilalatiana Andrianarivosona.

Le drame s'est produit dans le village d'Ambalavato, dans le district d'Ikalamavony.

«Une festivité a eu lieu à Ambalavato après la finition de la réhabilitation d'une maison ancestrale au toit de chaume», a expliqué Herilalatiana Andrianarivosona. C'est ce toit qui a pris feu dans la nuit de samedi à dimanche.

Attisé par le vent, le feu qui alimentait un four construit dans la cour de la maison s'est d'abord propagé à une petite cabane en paille de riz, avant d'embraser le toit de la maison principale, a précisé Herilalatiana Andrianarivosona.

Parmi les 38 personnes décédées figurent l'épouse et sept des enfants du propriétaire de la maison, qui lui ne se trouvait pas dans la propriété au moment du drame.

Son fils de 14 ans est le seul rescapé. Il a pu échapper aux flammes en sautant par la fenêtre depuis le premier étage.  Il a été blessé aux jambes, mais sa vie n'est pas en danger.

Deux villageois venus au secours des victimes ont également été grièvement blessés par les flammes.

Plusieurs membres de la famille du propriétaire avaient fait le déplacement pour la pendaison de crémaillère.

À cause de l'insécurité dans la région, provoquée en partie par les voleurs de zébus ou dahalos, «les invités sont restés pour la nuit dans la maison nouvellement réhabilitée», a expliqué le commandant Herilalatiana Andrianarivosona.

La maison en terre battue avait été construite avec des fenêtres très étroites au rez-de-chaussée, là encore à cause du banditisme. Cette architecture s'est révélée fatale pour les invités.

Des villageois ont tenté de sauver les personnes prisonnières des flammes, mais la porte de la maison est restée coincée.

Dans la précipitation, les invités se sont agglutinés derrière la porte d'entrée. «Ils l'ont poussée vers l'extérieur, alors qu'elle s'ouvrait vers l'intérieur», selon le commandant Herilalatiana Andrianarivosona.

Les maisons en toit de chaume sont très répandues dans la campagne malgache, et les incendies sont fréquents, déplore la gendarmerie.

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