Afrique: réunion d'urgence de l'OMS sur l'épidémie de fièvre jaune

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La fièvre jaune est transmise par le moustique Aedes aegypti, vecteurs de nombreux virus comme le Zika ou la dengue.

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Agence France-Presse
Genève

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mardi la tenue d'une réunion de son comité d'urgence, le 19 mai, sur l'épidémie de fièvre jaune en Afrique qui a fait près de 300 morts depuis fin décembre.

Ce comité peut décider si l'épidémie constitue une urgence de santé publique de portée internationale, comme il l'a fait pour Ebola en Afrique de l'Ouest ou Zika en Amérique latine.

Les experts vont examiner «la situation épidémiologique, les risques, les réponses et les recommandations temporaires» à prendre, a expliqué à l'AFP un porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic.

La réunion a été décidée pour «renforcer l'idée» que la situation est «très grave» et que «tout le monde doit être vacciné», a-t-il ajouté.

Le risque de propagation aux pays limitrophes demeure très élevé, selon l'OMS. Le 12 mai, l'OMS avait comptabilisé 293 décès depuis fin décembre 2015, date à laquelle l'épidémie de fièvre jaune a été détectée en Angola. Au total, 2.267 cas suspects ont été enregistrés, mais pour l'instant seuls 696 ont été confirmés en laboratoire.

La capitale angolaise Luanda reste l'épicentre de l'épidémie.

En République démocratique du Congo (RDC), 41 cas confirmés ont été enregistrés, mais seuls deux d'entre eux sont des cas locaux, les autres ayant été importés d'Angola.

Une autre épidémie de fièvre jaune touche l'Ouganda, avec 7 cas confirmés, selon l'OMS.

Quelques cas importés ont été également notifiés en Chine (11) et au Kenya (2), d'après l'OMS.

La fièvre jaune («jaune» faisant référence à la jaunisse présentée par certains patients) est une maladie hémorragique virale transmise par des moustiques infectés et qui touche les régions tropicales d'Afrique et d'Amérique amazonienne.

La dernière épidémie en Angola remonte à 1986.

Il n'y a pas de traitement spécifique de la fièvre jaune. Le traitement en est symptomatique et vise à réduire les symptômes pour le confort du patient. Mais près de la moitié des personnes gravement atteintes qui ne sont pas traitées vont en mourir.

La vaccination est la principale mesure préventive contre la fièvre jaune. D'après l'OMS, le vaccin est sûr, «d'un prix abordable et très efficace», une seule dose suffit à conférer une immunité durable et une protection à vie contre la maladie, et aucune dose de rappel n'est nécessaire.

La fièvre jaune est transmise par le moustique Aedes aegypti, vecteurs de nombreux virus comme le Zika ou la dengue.

11,7 millions de doses vaccinales ont été envoyées en Angola, d'après l'OMS. 700 000 doses sont arrivées en Ouganda où la campagne de vaccination doit démarrer le 19 mai. En RDC, 2,2 millions de personnes doivent être vaccinées.

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