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Les Équato-Guinéens votent dans la discipline pour réélire le président Obiang Nguema

Une pancarte électorale du président sortant Teodoro Obiang Nguema.... (PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE/STRINGER)

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Une pancarte électorale du président sortant Teodoro Obiang Nguema.

PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE/STRINGER

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Agence France-Presse
Malabo

Les Équato-Guinéens votaient dans le calme dimanche pour une présidentielle qui devrait voir la réélection sans coup férir du chef de l'État Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979, face à six candidats se réclamant d'une opposition muselée par le régime.

À Malabo, dès avant l'ouverture des bureaux de vote à 8h00 (3h HE), des électeurs avaient commencé à se rassembler pour accomplir leur devoir, a constaté un correspondant de l'AFP.

Selon la procédure équato-guinéenne, les électeurs ne déposent pas eux-mêmes leur bulletin dans l'urne, mais le confient au président du bureau qui se charge de le glisser dans l'urne. Aucun incident n'avait été signalé en début d'après-midi.

Le président a voté en fin de matinée à Malabo, capitale de ce petit État pétrolier d'Afrique centrale. Les bureaux de vote doivent fermer à 18h00 (13h HE).

Les résultats sont attendus le 28 avril. À la dernière présidentielle, en 2009, M. Obiang Nguema, doyen des chefs d'État africains par la longévité au pouvoir, avait obtenu 95,37% des suffrages.

Initialement prévu en novembre, le scrutin a été avancé au 24 avril par décret présidentiel, sans explication officielle.

M. Obiang Nguema, 73 ans, est arrivé au pouvoir en 1979 par un coup d'Etat, en renversant Francisco Macias Nguema à la tête du pays depuis l'indépendance de l'Espagne en 1968. Ce dernier avait précipité la Guinée dans la terreur, multipliant meurtres et exactions contre la population.

Depuis, le régime actuel est régulièrement dénoncé par les organisations de défense des droits de l'Homme pour sa répression des opposants, des organisations indépendantes de la société civile et des médias, ainsi que pour l'ampleur de la corruption.

Pour ce scrutin, M. Obiang Nguema est à la tête d'une coalition de dix partis, dont le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) au pouvoir.

Candidats inconnus

Ses adversaires sont pour certains de nouveaux venus en politique, les autres n'ayant que très peu de poids sur l'échiquier national.

Ce sont Bonaventura Monsuy Asumu du Parti de la coalition sociale démocrate (PCSD), Carmelo Mba Bakale de l'Action populaire de Guinée équatoriale (APGE), Avelino Mocache Mehenga de l'Union du Centre Droit (UCD), ainsi que trois candidats indépendants, leurs partis n'ayant pas été légalisés: Agustin Masoko Abegue, Benedicto Obiang Mangue et Tomas Mba Monabang.

Le Front de l'opposition démocratique (FOD), coalition des principaux partis d'opposition, a appelé le 23 mars à boycotter l'élection, en estimant que toutes les conditions étaient réunies pour des «fraudes».

Le FOD regroupe le principal parti d'opposition, Convergence pour la démocratie sociale (CPDS) ainsi que l'Union populaire (UP), la Force démocratique républicaine (FDR) et le Mouvement pour l'autodétermination de l'île de Bioko.

«Le résultat est connu d'avance grâce aux multiples irrégularités et fraudes déjà préparées», avait affirmé à l'AFP avant le début de la campagne officielle Andres Esono, secrétaire général de la CPDS, seul parti d'opposition à disposer d'une représentation au Parlement avec un député et un sénateur. Il a déjà prévenu qu'il ne reconnaitrait pas «le président issu de l'élection».

Une autre figure de l'opposition, Gabriel Nse Obiang Obono, du parti Ciudadanos por la inovacion (CI), a lui vu sa candidature invalidée, notamment parce qu'il n'a pas vécu cinq années consécutives dans le pays comme le stipule la Constitution, selon la Commission électorale.

En débutant la campagne de sa réélection, le chef de l'État avait prévenu les Équato-Guinéens que ceux qui ne voteraient pas pour lui opteraient pour «le désordre».

«Je suis le candidat du peuple, celui qui ne votera pas pour moi rejette la paix et opte pour le désordre», avait-il lancé au cours d'un rassemblement au stade de Malabo.

S'exprimant également sur sa durée au pouvoir, il s'était justifié: «Beaucoup disent qu'ils sont fatigués de voir ma figure, 36 ans déjà, oui, mais j'ai consacré ma vie pour ce pays».

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