La LRA a enlevé plus de 200 personnes en Centrafrique en 2016

Sur 217 personnes enlevées depuis le 1er janvier... (PHOTO STUART PRICE, ARCHIVES AP)

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Sur 217 personnes enlevées depuis le 1er janvier 2016 par le groupe dirigé par Joseph Kony, 54 sont des enfants «et 42 d'entre eux sont toujours en captivité ou portés disparus».

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Agence France-Presse
LIBREVILLE

La guérilla ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) a enlevé plus de 200 personnes, dont une cinquantaine d'enfants depuis le début de l'année au cours d'attaques dans l'est de la Centrafrique, selon deux ONG américaines.

Sur 217 personnes enlevées depuis le 1er janvier 2016 par le groupe dirigé par Joseph Kony, 54 sont des enfants «et 42 d'entre eux sont toujours en captivité ou portés disparus», selon un rapport établi par «Invisible Children» et «The Resolve LRA Crisis Initiative», organisations basées à Washington.

La LRA a déjà enlevé deux fois plus de personnes en Centrafrique depuis le début de l'année 2016 qu'elle ne l'avait fait en 2015.

«Les récentes attaques de la LRA soulignent le manque de protection des civils dans l'est de la RCA (République centrafricaine), malgré la présence de troupes de maintien de la paix de l'ONU, de troupes de lutte contre la LRA de l'Union africaine (soldats ougandais) et de militaires américains», relève le rapport.

En République démocratique du Congo voisine, les attaques et les enlèvements de la LRA «ont ralenti ces derniers mois après avoir atteint des sommets entre janvier et août 2015».

Selon l'ONU, la LRA a tué plus de 100 000 personnes et enlevé plus de 60 000 enfants, d'abord dans le nord de l'Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins.

Créée en 1987 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, elle s'est forgé une effroyable réputation au fil de ses exactions en Ouganda, dans le Soudan du Sud, dans le nord-est de la RDC puis en Centrafrique.

Elle a été depuis affaiblie par la capture ou la défection de plusieurs de ses chefs, le dernier en date (février) étant le commandant Okot Odek, mais l'état de déliquescence des autorités centrafricaines dans les régions de l'est, soumises aux bandes armées bien avant la chute en 2013 du président François Bozizé, a facilité sa pénétration.

Et l'accalmie des confrontations armées entre l'ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka semblent permettre à la LRA de gagner du terrain. Certaines de ses attaques se sont produites dans le nord-est de la Centrafrique.

Ces zones échappent en grande partie au contrôle des 10 000 Casques bleus de la MINUSCA présents dans les principales villes du pays.

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