Les citoyens canadiens incités à quitter le Burundi

Les gouvernements canadien et américain ont demandé, dimanche, à leurs citoyens... (Photo Reuters)

Agrandir

Photo Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Eloge Willy Kaneza, Tom Odula
Associated Press
BUJUMBURA

Les gouvernements canadien et américain ont demandé, dimanche, à leurs citoyens de quitter le Burundi le plus rapidement possible après que 87 personnes eurent été tuées, vendredi, dans une flambée de violence liée au troisième mandat controversé du président Pierre Nkurunziza.

Les militants pour les droits de la personne ont affirmé que les affrontements du 11 décembre étaient les plus sanglants à être survenus depuis le début des troubles en avril, moment où la candidature de M. Nkurunziza avait été annoncée, et ont accusé les forces de sécurité d'avoir mené des exécutions sommaires.

Le ministre des Affaires mondiales, Stéphane Dion, a publié un communiqué, dimanche, conseillant aux Canadiens de quitter le pays pendant que les vols commerciaux étaient encore disponibles.

Il a déclaré que le Canada était profondément inquiet de la flambée de violence, de la multiplication des brutalités constatées ces derniers jours à Bujumbura, la capitale burundaise, et du nombre élevé de victimes, tuées dans des circonstances encore nébuleuses.

M. Dion a ajouté que toute cette violence et le cycle de répression qui bafoue les droits de la personne devaient cesser.

Samedi, le département d'État américain avait annoncé dans un avis le retrait de tout son personnel non essentiel en raison de la situation en sol burundais. Il avait également indiqué que l'ambassade des États-Unis au Burundi ne pourrait offrir que des services d'urgence limités aux ressortissants américains.

L'avis expliquait aussi que la violence faisait rage partout dans le pays d'Afrique centrale dans la foulée d'élections contestées, d'une tentative de coup d'État ratée et de la controverse entourant la candidature et la victoire en juillet de Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat.

Plusieurs Burundais et la communauté internationale se sont opposés à ce que M. Nkurunziza dirige le pays pour la troisième fois, estimant que cela était inconstitutionnel et allait à l'encontre du traité de paix ayant mis fin à la guerre civile qui a fait 300 000 morts entre 1993 et 2006 au Burundi.

Depuis avril, plus de 300 personnes ont été tuées et 215 000 autres ont fui le pays en raison de la violence.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer