CPI: Laurent Gbagbo est apte à participer à son procès

La CPI avait reporté à fin janvier l'ouverture... (PHOTO MICHAEL KOOREN, ARCHIVES AP)

Agrandir

La CPI avait reporté à fin janvier l'ouverture du procès de l'ancien président, prévue le 10 novembre, afin que les juges aient le temps d'examiner des rapports sur la santé de l'ex-président Gbagbo.

PHOTO MICHAEL KOOREN, ARCHIVES AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
LA HAYE

L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo est «physiquement et mentalement» apte à participer à son procès pour crimes contre l'humanité, qui doit s'ouvrir le 28 janvier, ont décidé vendredi les juges de la Cour pénale internationale.

«Les experts ont souligné une grande amélioration de l'état de santé de M. Gbagbo et observé qu'il ne souffre plus du syndrome de stress post-traumatique ou du syndrome d'hospitalisation», a indiqué la CPI dans un communiqué.

«Compte tenu des conclusions unanimes des trois experts nommés, M. Gbagbo est physiquement et mentalement en mesure d'assister à son procès et de suivre son déroulement», a ajouté la même source.

La défense, citée dans la décision, avait argué que M. Gbagbo n'est pas en mesure de participer à son procès, car l'ancien président est «malade, fatigué et fragile», et que les «pathologies de M. Gbagbo n'ont pas disparu».

Elle estime aussi que deux des trois experts ont manqué de professionnalisme dans la manière dont ils ont mené leurs examens.

La CPI avait reporté à fin janvier l'ouverture du procès de l'ancien président, prévue le 10 novembre, afin que les juges aient le temps d'examiner des rapports sur la santé de l'ex-président ivoirien.

Laurent Gbagbo et son coaccusé Charles Blé Goudé, ex-chef de milice, sont poursuivis pour leur rôle présumé dans la crise née du refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara à l'issue de la présidentielle de 2010.

Les violences ont fait plus de 3000 morts en cinq mois.

Dans une décision de 2012, la CPI citait trois experts ayant déterminé que Laurent Gbagbo souffrait notamment d'un trouble de stress post-traumatique (PTSD).

Deux des trois experts avaient alors déterminé que M. Gbagbo n'était pas en état de suivre les procédures, mais la CPI en avait décidé autrement.

De nouveaux examens, sur la base desquels la CPI a pris la décision de vendredi, ont eu lieu entre-temps.

La CPI a toutefois demandé au greffe de «s'assurer que des installations nécessaires soient mises en place pour donner la possibilité à M. Gbagbo de se reposer entre les séances lors de son procès».

«En outre, des mesures devront être prises pour que M. Gbagbo ait la possibilité de s'absenter brièvement lors des audiences, si cela s'avère nécessaire», a précisé la Cour.

L'ancien président est accusé d'avoir fomenté une campagne de violences pour tenter, en vain, de conserver le pouvoir.

Charles Blé Goudé aurait lui été à la tête d'hommes ayant tué et violé des centaines de personnes, selon l'accusation, dans le but de maintenir l'ex-chef de l'État au pouvoir.

Laurent Gbagbo est le premier ex-chef d'État livré à la CPI. Il est écroué au centre de détention de la CPI depuis 2011.

La CPI réclame également son épouse, Simone Gbagbo, mais Abidjan souhaite la poursuivre en Côte d'Ivoire. Mme Gbagbo a été condamnée, dans un premier procès contre elle, à 20 ans de prison pour son rôle dans la crise postélectorale.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer