Le Zimbabwe renonce à poursuivre l'Américain qui a tué le lion Cecil

Des journalistes pourchassent le dentiste Walter Palmer, à... (Photo Eric Miller, archives Reuters)

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Des journalistes pourchassent le dentiste Walter Palmer, à son retour à son cabinet aux États-Unis, en septembre. C'est finalement l'organisateur du safari, le chasseur professionnel zimbabwéen Theo Bronkhorst, qui risque de se retrouver en première ligne.

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Agence France-Presse

Le Zimbabwe a renoncé lundi à poursuivre en justice le dentiste et chasseur américain qui a tué en juillet l'emblématique lion Cecil, car «ses papiers étaient en règle» et il ignorait qu'il commettait une infraction.

«Il s'avère que (le dentiste Walter) Palmer est venu au Zimbabwe et que tous ses papiers étaient en règle», a affirmé la ministre de l'Environnement Oppah Muchinguri à la presse à Harare, ajoutant que le dentiste était toujours le bienvenu au Zimbabwe, «mais pas pour chasser».

En réalité, a expliqué la ministre, le propriétaire du terrain sur lequel la chasse a eu lieu n'avait pas le droit de proposer de tuer un lion sur ses terres, car aucun quota ne lui avait été attribué.

Walter Palmer, qui suivait son guide, ignorait sur quel terrain il se trouvait lorsqu'il a tiré à l'arc sur Cecil. Mais le dentiste américain avait payé en toute légalité 55 000 $ US (71 300 $ canadiens) pour le permis de chasse et le safari.

«Comment pourrions-nous le poursuivre?», a demandé Mme Muchinguri, ajoutant: «Le problème est maintenant interne (au Zimbabwe). Nous allons revoir notre politique de distribution des quotas.»

Du coup, c'est l'organisateur du safari, le chasseur professionnel zimbabwéen Theo Bronkhorst, qui risque de se retrouver en première ligne.

Il doit de nouveau comparaître le 15 octobre devant un tribunal, après un renvoi du procès fin septembre.

La mort de Cecil, mâle dominant du parc, remarquable par sa crinière noire, a provoqué un tollé dans le monde auprès des défenseurs des animaux. L'animal, âgé de 13 ans, portait par ailleurs un collier GPS, car il était suivi dans le cadre d'un programme d'études scientifiques.

Lors du renvoi de son procès, le chasseur zimbabwéen avait assuré à l'AFP qu'il ne pensait pas «avoir fait quoi que ce soit d'illégal» et que son client américain était «totalement innocent».

M. Bronkhorst est en liberté provisoire après avoir payé une caution de 1000 $ US (1300 $ canadiens). Il a depuis été mis en cause pour un trafic illégal d'antilopes qui sera jugé séparément.

Menacé sur les réseaux sociaux par les défenseurs des animaux, le dentiste Walter Palmer, un riche chasseur de trophées, s'était réfugié deux mois dans le silence, avant de finalement réapparaître début septembre à son cabinet aux États-Unis.

Il s'est depuis excusé pour la mort de Cecil et a rejeté la faute sur Theo Bronkhorst qui lui aurait, selon lui, caché la vérité.

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