Nouveau gouvernement quasi-inchangé en Éthiopie

Le premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn.... (AP Photo Frank Franklin II)

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Le premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn.

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Agence France-Presse
ADDIS ABEBA

Le premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, reconduit lundi à son poste pour cinq ans par les députés, a présenté au Parlement un gouvernement largement inchangé, essentiellement marqué par de nouveaux portefeuilles visant à maintenir la forte croissance économique.

M. Hailemariam, qui a présenté sa nouvelle équipe mardi devant la Chambre des représentants du peuple (chambre basse du Parlement), maintient à leurs postes ses trois vice-premiers ministres, Demeke Mekonnen, Aster Mamo et Debretsion Michael, issus des ethnies ahmara, oromo et tigréenne, les trois principaux peuples du pays.

Les ministres de la Défense, de la Justice et des Affaires étrangères restent également à leur poste.

Un proche conseiller de M. Hailemariam, Getachew Redda, accède au poste de ministre des Communications et de porte-parole du gouvernement. Deux nouveaux ministères font leur apparition: celui des des Constructions et celui des Entreprises publiques, deux secteurs stratégiques en Éthiopie où l'économie est en pleine expansion, mais reste encore largement sous la coupe de l'État et où le secteur privé peine à émerger.

Cette nouvelle équipe ministérielle, forte de 25 ministres et quatre directeurs généraux avec rang de ministres, ne compte que quatre femmes.

La nouvelle équipe aura pour mission de mener à bien sur les cinq prochaines années la deuxième  phase du Plan de Transformation et de Croissance (GTP), lancé en 2010 et qui vise à faire de l'Éthiopie un pays à revenu intermédiaire d'ici à 2025.

Hailemariam Desalegn, 49 ans, ingénieur de formation, a accédé au pouvoir en 2012, au décès de Meles Zenawi qui dirigea le pays pendant 21 ans. Il appartient à une communauté très minoritaire, les Wolayta du Sud de l'Éthiopie, installés dans la région dite «des Nations, nationalités et peuples du Sud».

Pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir du Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiensl (EPRDF) en 1991, à la chute du régime militaro-marxiste du Derg, le Parlement ne compte aucun député indépendant ou membre de l'opposition.

L'EPRDF a raflé la totalité des sièges lors des élections du 24 mai dernier, qualifiées de «mascarade» par les partis d'opposition. Un résultat fraîchement accueilli par les bailleurs et partenaires de l'Éthiopie, États-Unis et Union européenne en tête, auquel le premier ministre Hailemeriam Desalegn avait promis davantage d'ouverture démocratique.

L'Éthiopie est régulièrement accusée de bafouer les droits de l'Homme et de faire taire les voix dissidentes et l'EPRDF, au fonctionnement largement secret, dirige le pays sans partage.

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