Casques bleus en Centrafrique: 12 abus sexuels présumés, dont 9 sur des mineurs

La Minusca compte 12 000 hommes ; elle a... (Photo PACOME PABANDJI, archives AFP)

Agrandir

La Minusca compte 12 000 hommes ; elle a remplacé les forces de l'Union africaine dans le pays en proie à de graves violences.

Photo PACOME PABANDJI, archives AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Nations Unies, New York

Des Casques bleus en Centrafrique restent accusés de 12 agressions sexuelles, dont 9 sur des mineurs, l'un d'entre eux étant âgé de seulement 11 ans, a indiqué jeudi la numéro deux de la mission de l'ONU dans le pays (Minusca).

« La forte hausse des cas rapportés ces trois derniers mois nous inquiète », a reconnu Diane Corner, révélant que « le plus jeune a 11 ans », lors d'une vidéoconférence depuis Bangui.

Initialement, les Casques bleus étaient accusés de 13 cas d'abus sexuels mais dans l'un d'eux, qui remonte à décembre 2014, une enquête a conclu que les accusations n'étaient pas fondées.

Les agissements de la Minusca, une force de 12 000 hommes qui a remplacé les forces de l'Union africaine dans le pays en proie à de graves violences, ont fait scandale, poussant le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à renvoyer le chef de la mission, le diplomate sénégalais Babacar Gaye. Une décision sans précédent.

Trois nouveaux cas ont été révélés encore cette semaine et concernent des soldats de République démocratique du Congo. Le ministre de la Justice de la RDC, Alexis Thambwe Mwamba, a promis des poursuites.

Les enquêtes dans les 12 cas restants sont toujours en cours. Elles sont menées soit par le pays d'où viennent les soldats soit sont menées conjointement avec l'ONU.

« De ce que nous savons, il n'y a pas eu de condamnation pour le moment », a dit Mme Corner.

Le Maroc et le Burundi mènent l'enquête, a-t-elle indiqué.

Le règlement de l'ONU veut que ce soit le pays d'origine des soldats qui les juge pour tout crime ou délit commis alors qu'ils servaient sous les couleurs de l'ONU.

Ban Ki-moon a toutefois estimé que nombre de pays étaient trop lents à répondre aux accusations contre leurs troupes et que certains ne répondaient pas du tout.

Dans une affaire séparée, la France enquête sur des accusations d'abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique entre décembre 2013 et juin 2014. Elles visent notamment 14 soldats français qui faisaient partie de l'opération Sangaris menée par la France et n'étaient pas sous le commandement de l'ONU.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer