Le plus célèbre lion du Zimbabwe tué par un riche touriste

L'animal, un mâle baptisé Cecil, très populaire auprès... (PHOTO PAULA FRENCH, BBC)

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L'animal, un mâle baptisé Cecil, très populaire auprès des touristes, a été retrouvé il y a deux semaines gisant hors de la réserve.

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Agence France-Presse
HARARE

Un riche touriste étranger est accusé de s'être offert la tête du plus célèbre lion du Zimbabwe, vedette du parc national de Hwange en raison de sa crinière noire, tué après une chasse à l'arc, a-t-on appris lundi auprès d'une ONG de protection de la nature.

L'animal, un mâle baptisé Cecil, très populaire auprès des touristes, a été retrouvé il y a deux semaines gisant hors de la réserve.

«L'intermédiaire spécialisé dans les permis de chasse et un chasseur ont été inculpés», a indiqué Johnny Rodrigues, président de l'ONG Zimbabwe Conservation Taskforce. «Nous cherchons encore à établir l'identité et la nationalité du chasseur. 50 000 dollars auraient changé de mains selon certaines allégations qui restent à vérifier».

Le contrevenant - un Espagnol selon des sources proches des autorités du parc, un Américain selon d'autres indications - devrait comparaître pour braconnage avec un intermédiaire soupçonné d'avoir empoché beaucoup d'argent, selon M. Rodrigues.

Ni les autorités du parc ni la police n'étaient joignables dans l'immédiat.

«Qu'un lion aussi emblématique soit tué, c'est une vraie perte pour le tourisme local et une grande source d'anxiété», a commenté Emmanuel Fundira, président de l'association des opérateurs de safaris.

«Cecil portait un collier. Cela signifie qu'il avait été choisi à des fins de recherches et d'études. Il était aussi populaire auprès des visiteurs de Hwange qui étaient fascinés par sa crinière noire et voulaient toujours savoir où il était», a-t-il ajouté.

Les riches amateurs de chasse, majoritairement américains, sont prêts à payer des fortunes pour pister et tuer des buffles, grands félins, ou autres gros gibiers sur les terres africaines, où la chasse au trophée est légale.

Ils font appel à des intermédiaires qui leur vendent le permis de tuer tel ou tel animal, les bénéfices servant à entretenir les réserves.

La chasse n'est autorisée que dans les réserves privées, pas dans les parcs nationaux comme Hwange, ou le Kruger en Afrique du Sud.

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