Sarkozy vante le Maroc, «maillon fort» du monde arabe

L'ex-président Nicolas Sarkozy a présenté le Maroc comme un «maillon fort» au... (Photo: AFP)

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Agence France-Presse
Casablanca

L'ex-président Nicolas Sarkozy a présenté le Maroc comme un «maillon fort» au Maghreb et dans le monde arabe, dimanche lors d'une réunion publique à Casablanca.

Le patron du parti Les Républicains (opposition) effectue une visite de deux jours dans le royaume, avec un programme digne d'un chef d'État en exercice: lundi, il s'entretiendra avec trois ministres régaliens (Affaires étrangères, Intérieur et Justice), puis avec le chef du gouvernement, avant d'être reçu par le roi Mohammed VI.

«J'avais indiqué au roi que, pour moi, (...) il ne pouvait être question de commencer ma visite du Maghreb pour Les Républicains sans débuter par le Maroc», a déclaré M. Sarkozy, en ouverture d'une réunion de la section locale de son parti à Casablanca, la capitale économique marocaine.

«Le Maroc et la France, c'est une histoire essentielle et centrale. (...) Il y a un rêve commun, un attachement», a-t-il poursuivi, devant quelques centaines de personnes.

Proches alliés, Paris et Rabat sortent d'une crise diplomatique de près d'un an liée principalement à des dépôts de plaintes en France visant le patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi.

La page de cette brouille a été tournée à la faveur de la signature, en début d'année, d'une nouvelle convention judiciaire, en cours d'examen par le Parlement français.

Si l'ancien président n'a pas commenté cette crise, il a assez longuement vanté l'action de Mohammed VI depuis son accession au trône il y a 16 ans.

«Depuis 1999, il y a un roi qui tient la barre. (...) Depuis 1999, quel pays arabe a fait un tel chemin vers la modernité?», s'est interrogé M. Sarkozy.

«Vous vivez dans un pays stable, et quand il y a eu toute la période des Printemps dits arabes, beaucoup d'observateurs ont vu le Maroc comme un maillon faible, mais il a été un maillon fort», a encore déclaré M. Sarkozy à son auditoire.

Il a notamment cité la Constitution adoptée à l'été 2011, sur initiative royale, en réponse aux manifestations de rue.

Lors de la séance de questions-réponses, l'ex chef de l'État ne s'est pas attardé sur la récente controverse en France liée à ses propos sur la migration. Jeudi, il avait provoqué l'ire de la gauche en comparant l'afflux de migrants en Europe à une grosse fuite d'eau.

«D'abord, le fait que ça soit des migrants ne change rien au fait que ce sont des êtres humains», a fait valoir d'emblée Nicolas Sarkozy, interrogé sur cette thématique.

Il a alors réitéré sa volonté «d'en finir avec Schengen». «Il faut un "Schengen 2" dans lequel ne rentreront que les pays ayant adopté la même politique migratoire», a-t-il dit.

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