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Militaires français accusés de viol sur des enfants en RCA: des juges français enquêteront

Le rapport de l'ONU fait état des témoignages... (PHOTO MARCO LONGARI, ARCHIVES AFP)

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Le rapport de l'ONU fait état des témoignages de six enfants âgés de 9 à 13 ans qui dénoncent des abus sexuels commis, selon eux, par des militaires français de l'opération Sangaris, sur le camp de l'aéroport M'Poko de Bangui, entre fins 2013 et mai-juin 2014.

PHOTO MARCO LONGARI, ARCHIVES AFP

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Agence France-Presse
PARIS

Des juges d'instruction français vont enquêter sur les accusations de viols d'enfants portées contre des soldats français en Centrafrique, a annoncé jeudi le procureur de la République de Paris.

Quatorze militaires français ont été mis en cause, dont trois identifiés, par les témoignages de six enfants de 9 à 13 ans recueillis dans une note de l'ONU en 2014.

L'information judiciaire est ouverte «contre personne non dénommée des chefs de viols sur mineurs» par «personnes abusant de l'autorité conférée par leurs fonctions et complicité de ce crime», précise le procureur François Molins dans un communiqué.

Après avoir été saisi par le ministère de la Défense, le parquet avait ouvert une première enquête préliminaire fin juillet 2014. Aucun enfant ni militaire mis en cause n'a été entendu dans le cadre de cette enquête.

Dans son communiqué, le parquet explique qu'il a d'abord voulu entendre la fonctionnaire de l'ONU rédactrice du rapport, mais que la demande de levée d'immunité nécessaire à cette audition a été refusée par les Nations unies. La fonctionnaire a finalement répondu par écrit et cette réponse est arrivée le 29 avril, selon le parquet.

Le rapport de l'ONU fait état des témoignages de six enfants âgés de 9 à 13 ans qui dénoncent des abus sexuels commis, selon eux, par des militaires français de l'opération Sangaris, sur le camp de l'aéroport M'Poko de Bangui, en République centrafricaine (RCA) , entre fins 2013 et mai-juin 2014.

L'affaire a été révélée par le quotidien britannique The Guardian la semaine dernière. L'ONU et le ministère de la Défense se sont défendus d'avoir voulu étouffer le dossier.

«Si quelqu'un a sali le drapeau, parce que c'est de cela qu'il s'agit, il faut qu'il le dise dès à présent, car cela revient à trahir ses camarades, l'image de la France et la mission des armées», a déclaré le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian dans un hebdomadaire dimanche dernier.

Le ministre a évoqué une «enquête complexe», en soulignant que «depuis les faits allégués, la plupart des soldats ont quitté ce théâtre d'opérations».

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