Les États-Unis ont tué un shebab lié à l'attaque du Westgate

L'attaque contre le centre commercial Westgate à Nairobi... (Archives AFP)

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L'attaque contre le centre commercial Westgate à Nairobi au Kenya avait fait 67 morts et plus de 175 blessés en septembre 2013.

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Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis ont tué par une attaque de drone le 12 mars en Somalie un responsable des islamistes shebab, Adan Garar, «lié à l'attaque du centre commercial Westgate» à Nairobi en 2013, a annoncé mercredi le Pentagone.

Selon la déclaration du Pentagone, Adan Garar était membre des services de renseignement et de sécurité des shebab, affiliés au réseau Al-Qaïda. Il s'occupait de la «coordination des activités extérieures» du groupe extrémiste.

Le 12 mars, sur la base de renseignements «opérationnels», «les forces américaines utilisant un drone ont frappé un véhicule transportant Adan Garar», dans les environs de Diinsoor, en Somalie, a indiqué le Pentagone.

«L'attaque a été un succès et Garar a été tué», selon la déclaration.

Adan Garar «représentait une menace majeure pour la région et la communauté internationale», et «sa mort est un nouveau coup significatif porté» aux shebab, a-t-on indiqué de même source.

Le Pentagone avait déjà reconnu vendredi avoir mené une frappe contre un responsable shebab le 12 mars, mais sans confirmer l'identité de la cible et son sort.

L'attaque contre le centre commercial Westgate à Nairobi au Kenya avait fait 67 morts et plus de 175 blessés en septembre 2013.

Largement battus sur le terrain militaire en Somalie, les insurgés mènent depuis plusieurs années des attaques dans des pays voisins engagés militairement contre eux en Somalie.

Ils ont multiplié les attaques au Kenya, depuis que celui-ci a envoyé son armée les combattre en Somalie en octobre 2011.

Les États-Unis ont déjà tué un responsable des shebab au début de l'année. Un missile Hellfire tiré par un drone a tué Yusuf Dheeq, présenté par le Pentagone comme étant le «chef des opérations extérieures et de la planification pour le renseignement et la sécurité» des insurgés shebab.

Et au mois de septembre, une autre frappe américaine avait tué le chef des shebab, Ahmed Abdi Godane.

Les islamistes somaliens, restent la principale menace pour la paix en Somalie où les premières élections multipartites au suffrage universel depuis plus de 40 ans sont prévues en 2016.

Le pays est privé de réelle autorité centrale depuis la chute du régime autoritaire du président Siad Barre en 1991. Il est depuis en état permanent de guerre civile.

Fin février, les États-Unis ont nommé un ambassadeur en Somalie, une première pour Washington depuis un quart de siècle.

Mais le 22 février dernier, le ministre américain de la Sécurité intérieure Jeh Johnson avait appelé les consommateurs américains à la prudence, après des menaces d'attaques djihadistes dans les centres commerciaux occidentaux, en particulier à Paris, Londres, au Canada et aux États-Unis.

Les shebab venaient de diffuser une vidéo dans laquelle ils appelaient à conduire des attaques similaires à celle du centre commercial Westgate. «Westgate est juste une goutte dans l'océan (...) les attaques vont continuer», menaçait le porte-parole des shebab, Ali Mahmoud Ragi.

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