Le Nigeria mène son «dernier assaut» contre Boko Haram

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Cette opération militaire a pour but d'anéantir le risque que faisait peser Boko Haram sur toute la région, suite à de nombreuses attaques aux frontières des pays voisins.

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Agence France-Presse
LONDRES

Après avoir annoncé plusieurs «succès stratégiques», le Nigeria, qui mène une vaste offensive contre Boko Haram dans le nord-est du pays avec l'aide de pays alliés, a lancé son «dernier assaut» contre le groupe islamiste, a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement pour les questions de sécurité.

Mike Omeri, interrogé par l'AFP au cours d'une visite à Londres, a estimé que «des succès stratégiques importants» ont été enregistrés ces dernières semaines contre Boko Haram.

«Bama a été repris hier (lundi); Abadam, Gwoza et Askira font partie des endroits où (les islamistes) sont encore présents» a-t-il précisé. Ces quatre localités se trouvent dans l'État de Borno, celui qui a été le plus touché par les violences islamistes ces six dernières années.

Les deux États voisins d'Adamawa et Yobe, secoués par l'insurrection, ont déjà été «libérés» du joug de Boko Haram entre vendredi et lundi, selon les autorités nigérianes.

«Pour les trois localités (Abadam, Gwoza et Askira), de l'aide doit arriver» a déclaré M. Omeri, qui avait annoncé la semaine dernière que 36 villes, en tout, avaient été reprises des mains des islamistes depuis le début de l'offensive fin janvier.

«Les soldats sont toujours sur le terrain en train de travailler dur, et nous sommes en train de mener le denier assaut, qui a commencé avec (la prise de) Bama», a-t-il poursuivi.

Ces informations, qui font suite au déploiement de troupes du Cameroun, du Tchad et du Niger voisins dans la région, ainsi que de mercenaires étrangers, n'ont pas pu être vérifiées de source indépendante.

Cette opération militaire a pour but d'anéantir le risque que faisait peser Boko Haram sur toute la région, suite à de nombreuses attaques aux frontières des pays voisins. Il s'agit aussi de sécuriser cette zone, où les islamistes s'étaient emparés de pans entiers de territoires, à la veille des élections présidentielle et législatives au Nigeria.

Le scrutin, initialement prévu le 14 février, a été repoussé au 28 mars à cause de la contre-offensive en cours, les autorités considérant que l'armée, occupée sur le front, ne serait pas en mesure de surveiller les bureaux de vote.

Dans une interview publiée la semaine dernière, le président Goodluck Jonathan, candidat à sa réélection, avait affirmé que l'État de Borno serait débarrassé de Boko Haram d'ici deux semaines. M. Omeri a refusé de commenter cette information.

L'insurrection islamiste a fait plus de 13 000 morts et 1,5 million de déplacés depuis 2009.

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