L'Égypte veut se doter d'une nouvelle capitale administrative

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Cette nouvelle capitale sera construite sur un périmètre de 700 kilomètres carrés entre le Caire et la ville de Suez, située sur le canal éponyme.

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Agence France-Presse
CHARM EL-CHEIKH

L'Égypte a dévoilé vendredi un ambitieux projet de nouvelle capitale administrative et financière qui doit être construite à l'est du Caire et offrira une meilleure qualité de vie à ses quelque cinq millions d'habitants.

«L'idée de construire une nouvelle ville vient du fait que nous sommes conscients que la population actuelle du Caire va doubler dans les quarante prochaines années», a annoncé le ministre du Logement Moustafa Kamal Madbouli, présentant ce projet pharaonique à des investisseurs potentiels lors d'une conférence économique organisée par les autorités dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, sur la Mer Rouge, pour attirer les capitaux étrangers.

La population du Caire doit passer de 18 millions à 40 millions d'ici à 2050, selon le site Internet du projet.

Cette nouvelle capitale sera construite sur un périmètre de 700 kilomètres carrés entre le Caire et la ville de Suez, située sur le canal éponyme.

Le terrain constructible du projet est «12 fois plus grand que Manhattan, trois fois plus grand que Washington», a affirmé le ministre, assurant que cette nouvelle capitale serait dotée d'un aéroport international, «du plus grand parc au niveau du monde» et d'un parc d'attraction «quatre fois plus grand que celui de Disneyland en Californie».

Cette nouvelle ville offrira «de meilleures conditions de vie» à ses cinq millions d'habitants, grâce à ses nombreux espaces verts et sa circulation automobile limitée, selon le ministre.

Les institutions officielles --Parlement, palais présidentiels, ministères, ambassades étrangères-- seront transférés dans cette nouvelle métropole a affirmé le ministre, précisant que l'exécution de la première phrase du projet se fera entre cinq et sept ans et coûtera 42,9 milliards d'euros.

«L'idée est de créer une ville internationale (...) qui offrira une multitude d'opportunités économiques et une qualité de vie à part,» selon le site internet du projet.

Depuis la révolte qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir en 2011, les crises politiques à répétition ont mis à mal l'économie égyptienne.

Vendredi, à l'ouverture de la conférence de trois jours, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït ont promis douze milliards de dollars d'aides à l'Égypte, l'essentiel en investissements et trois milliards en dépôts à la banque centrale.

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