Nigeria: début de la reconstruction de l'école des filles enlevées

Sur la photo, l'école de Chibok d'où Boko Haram... (PHOTO AFP / STRINGER)

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Sur la photo, l'école de Chibok d'où Boko Haram avait enlevé 276 élèves dans la nuit du 14 avril 2014.

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Agence France-Presse
ABUJA

Le gouvernement nigérian a annoncé vendredi avoir commencé à reconstruire l'école de filles de Chibok, dans le nord-est du pays, d'où plus de 200 jeunes filles ont été enlevées par le groupe islamiste Boko Haram en avril dernier.

Selon un communiqué, la ministre des Finances Ngozi Okonjo-Iweala a représenté jeudi le président nigérian lors de la pose de la première pierre de l'établissement dans cette petite ville de l'État de Borno, près de 11 mois après sa destruction par les islamistes.

Boko Haram avait enlevé 276 élèves dans la nuit du 14 avril, un rapt qui avait mis en émoi la communauté internationale. Cinquante-sept d'entre elles ont réussi à s'échapper mais on reste sans nouvelles de 219 jeunes filles toujours otages des islamistes.

«Nous compatissons avec la communauté de Chibok. Nous savons ce que vous endurez», a déclaré le président Goodluck Jonathan, candidat à sa réélection ce mois-ci, cité dans le communiqué.

«Je veux vous assurer que nous travaillons jour et nuit pour que tout revienne à la normale dans votre communauté et dans les autres (communautés) affectées par le terrorisme».

M. Jonathan et son gouvernement ont été très critiqués pour leur manque de réactivité au lendemain du rapt de Chibok, et, plus globalement, pour leur incapacité à juguler l'insurrection islamiste qui a fait plus de 13 000 morts dans le nord du Nigeria depuis 2009.

Quand M. Jonathan a annulé une visite à Chibok, quelques semaines après l'attaque, de nombreux Nigérians lui ont reproché son manque de compassion pour les habitants du nord du Nigeria, majoritairement musulmans, lui le chrétien du sud.

Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a annoncé dans des messages vidéo avoir converti les élèves à l'islam, les avoir mariées de force et réduites en esclavage.

Un des plus hauts responsables de l'armée nigériane avait annoncé l'année dernière avoir localisé les otages, mais aucune nouvelle n'a été donnée depuis.

Boko Haram, dont le nom signifie «l'éducation occidentale est un péché» en langue haoussa, a multiplié les attaques contre les écoles, internats et universités ces dernières années, poussant de nombreux établissements à fermer.

Selon les Nations Unies, quelque 10,5 millions d'enfants nigérians sont déscolarisés.

À Chibok, plus de 3000 élèves sont privés d'école depuis l'attaque contre l'école, selon M. Jonathan.

Suite au report au 28 mars des élections présidentielles et législatives à cause des violences perpétrées par Boko Haram, l'armée a lancé, avec les pays voisins, une vaste campagne de reconquête des territoires capturés par le groupe islamiste.

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