L'ONU suspend son soutien aux opérations de Kinshasa

La MONUSCO, forte de 20 000 personnes, travaillait... (Photo Kenny Katombe, Archives Reuters)

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La MONUSCO, forte de 20 000 personnes, travaillait avec Kinshasa à la mise au point d'une opération conjointe.

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

L'ONU a suspendu temporairement son soutien aux opérations de l'armée congolaise contre les rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), a indiqué mardi à l'AFP un responsable de l'ONU.

S'exprimant anonymement, ce responsable a justifié cette décision par la controverse avec Kinshasa autour de la nomination, pour mener une offensive gouvernementale contre les FDLR dans l'est de la RDC, de deux généraux accusés de violations des droits de l'homme.

En dépit d'un ultimatum de l'ONU, le gouvernement congolais avait annoncé jeudi qu'il ne comptait pas remplacer les deux généraux, Bruno Mandevu et Sikabwe Fall.

«La MONUSCO (mission de l'ONU en RDC) a exprimé des préoccupations quant aux liens entre les deux généraux et des violations de droits de l'homme et en conséquence nous avons fait une pause dans notre soutien aux FARDC (forces gouvernementales) dans les opérations anti-FDLR», a déclaré le responsable onusien.

«Nous sommes en contact constant à haut niveau avec le gouvernement et nous sommes sûrs qu'une solution sera trouvée», a-t-il ajouté. Il a souligné que la MONUSCO continue de soutenir d'autres opérations de l'armée congolaise et qu'elle le fera «pleinement» pour l'offensive anti-FDLR dès que le problème sera résolu.

La MONUSCO n'était pas directement associée à l'offensive gouvernementale annoncée contre les FDLR et celle-ci ne s'est pas encore véritablement matérialisée.

L'ONU avait donné jusqu'au 13 février à Kinshasa pour remplacer les deux généraux, faute de quoi les Nations unies retireraient leur soutien à l'opération.

Bruno Mandevu et Sikabwe Fall figurent sur une liste établie par la MONUSCO d'officiers indésirables pour leur responsabilité ou leur complicité présumées dans de graves violations des droits de l'Homme.

La MONUSCO, forte de 20 000 personnes, travaillait avec Kinshasa à la mise au point d'une opération conjointe. Mais le 29 janvier, l'armée congolaise a annoncé seule le lancement de l'offensive, la MONUSCO se contentant de promettre un soutien opérationnel, logistique et stratégique.

Pour l'heure, aucune action sérieuse n'a encore démarré sur le terrain.

Les FDLR sont des rebelles hutu rwandais présents dans l'est de la RDC depuis 1994. Plusieurs de ses chefs sont recherchés par la justice internationale pour leur participation présumée au génocide de 1994 contre les Tutsi dans leur pays, qui a fait 800 000 morts selon l'ONU.

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