Boko Haram: l'ONU et la Cédéao appellent à réagir

Le 3 janvier, Boko Haram lançait contre Baga,... (PHOTO ARCHIVES AFP/STRINGER)

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Le 3 janvier, Boko Haram lançait contre Baga, carrefour commercial de la région, et des localités alentour sa plus sanglante offensive en six années d'insurrection dans le nord-est du Nigeria. Ci-dessus, une femme, son enfant dans les bras, marche dans le village ravagé par des combats entre Boko Haram et les forces nigérianes, en avril 2013.

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Agence France-Presse
ABUJA

Une représentante des Nations unies et le président de la Cédéao ont appelé vendredi à réagir contre les islamistes de Boko Haram, qui ravagent le nord-est du Nigeria depuis six ans et exportent leur combat vers les pays frontaliers.

Le président du Ghana, John Dramani Mahama, qui préside actuellement la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a indiqué faire pression pour qu'une réunion spéciale sur la menace terroriste en Afrique se tienne durant le prochain sommet de l'Union africaine.

Il a déclaré, lors d'une réunion de l'organisation qu'il espérait parvenir à «un plan d'action spécifique pour en finir avec le problème du terrorisme sur le continent» africain.

«Nous ne pouvons rester là sans rien dire, à attendre les bras croisés que la communauté internationale intervienne, pas quand nos frères et nos soeurs sont massacrés et brûlés dans leurs maisons et dans les rues de leurs villes et leurs villages», a poursuivi le président ghanéen. «Pas quand nos filles sont toujours quelque part à attendre qu'on vienne les chercher pour les ramener à la maison. Et pas quand nous avons en nous et autour de nous le pouvoir et la faculté de nous battre.»

John Dramani Mahama s'exprimait en écho aux propos de la sous-secrétaire générale de l'ONU, Leila Zerrougui.

«Nous voyons Boko Haram se déplacer vers les pays voisins», avait déclaré peu avant à Abuja la représentante spéciale pour les enfants et les conflits, avant d'ajouter: «Cela nécessite une réponse régionale».

«Il est donc extrêmement important que la communauté internationale, les pays voisins et le gouvernement du Nigeria prennent des mesures pour s'assurer que tout cela cesse», avait poursuivi la responsable.

Boko Haram contrôle désormais la quasi-totalité de la région frontalière nigériane (le nord-est) où se rejoignent Niger, Tchad et Cameroun. L'armée tchadienne a fait mouvement vendredi vers le Cameroun voisin pour livrer bataille aux islamistes armés, accusés par Amnesty International, Washington et Paris de «crimes contre l'humanité» après une série d'attaques meurtrières au Nigeria.

Toutefois, Mme Zerrougui a indiqué que la lutte contre Boko Haram devait venir «en tout premier lieu du Nigeria, dans la mesure de ses capacités».

Quant à l'assistance internationale, a-t-elle diplomatiquement ajouté, «ce n'est pas à moi de décider. Si le Nigeria pense qu'il peut se débrouiller seul, il se débrouillera seul. S'il a besoin de soutien extérieur, il sollicitera ses partenaires.»

Mme Zerrougui s'exprimait après avoir visité des camps de déplacés à Yola, la capitale de l'État d'Adamawa, dans le nord-est du Nigeria où sévit Boko Haram.

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