Libye: une coalition de milices annonce un cessez-le-feu

De combattants de Fajr Libya.... (PHOTO MAHMUD TURKIA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

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De combattants de Fajr Libya.

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Tripoli
Agence France-Presse

Une importante coalition de milices libyennes, Fajr Libya, qui contrôle notamment Tripoli, a annoncé vendredi un «cessez-le-feu» sur tous les fronts, sur fond d'avancées à Genève dans des négociations entre plusieurs des parties au conflit.

Cette coalition hétéroclite de milices, notamment islamistes, a indiqué dans un communiqué avoir accepté «un cessez-le-feu» à condition que «les autres parties respectent la trêve».

Elle fait notamment référence aux forces du général Khalifa Haftar, alliées au gouvernement reconnu par la communauté internationale, contraint de se réfugier dans l'est du pays quand Fajr Libya s'est emparée en août de la capitale Tripoli et dont l'autorité est contestée par un gouvernement parallèlle.

Plusieurs parties libyennes participent depuis mercredi à une réunion à Genève sous l'égide de l'ONU visant à tenter de sortir la Libye du chaos dans lequel elle s'est enfoncée depuis la chute de Mouammar Kadhafi en octobre 2011.

Elles sont parvenues vendredi à un accord sur un calendrier en vue de former un gouvernement d'unité, selon un communiqué de l'ONU.

Fajr Libya, qui ne participe pas à ces négociations, s'est engagée «à ouvrir des couloirs de sécurité pour la fourniture d'une aide humanitaire», tout spécialement pour Benghazi, la deuxième ville du pays qui échappe au contrôle du gouvernement reconnu par la communauté internationale.

La coalition a aussi appelé la communauté internationale à déployer des efforts afin d'empêcher «les combattants étrangers d'arriver en Libye».

Des groupes djihadistes se sont en effet implantés dans le pays, où l'organisation État islamique a notamment établi une branche et installé des camps d'entraînement, selon le Pentagone.

La frontière au sud de la Libye vers le Sahel a en outre été récemment qualifiée de «hub terroriste» par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui a estimé que la communauté internationale devra se saisir en 2015 de «cette question sécuritaire brûlante».

L'économie libyenne a par ailleurs été durement touchée par l'effondrement de la production de pétrole, passée à plus de 1,5 million de barils par jour avant la révolte de 2011 à quelque 350 000 en décembre après des attaques contre des terminaux pétroliers dans l'est.

La banque centrale a fait état cette semaine d'un déficit budgétaire de 18,6 milliards de dollars pour l'année 2014.

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