Une gare routière «dévastée» après une explosion au Nigeria

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L'État de Bauchi est l'une des régions les plus durement touchées par les attaques de Boko Haram au Nigeria.

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Agence France-Presse
KANO

Une forte explosion est survenue mercredi dans une gare routière d'un État du nord du Nigeria précédemment ciblé par Boko Haram, ont rapporté des témoins, ce qui remet potentiellement en cause le cessez-le-feu conclu entre le gouvernement et les islamistes.

«Il y a eu une énorme explosion à 21h45 (...) Nous nous sommes rendus compte que cela venait de la gare routière», a relaté Moussa Babale, habitant de la ville d'Azare, dans l'État de Bauchi. «L'endroit est complètement devasté», a-t-il ajouté, corroborant d'autres témoignages.

La police et l'armée n'ont pas répondu aux sollicitations téléphoniques de l'AFP, mais un autre habitant de la zone concernée, située près de la route de Kano, a affirmé que les forces de sécurité avaient encerclé le site.

«Nous avons constaté que le lieu avait été bouclé par des militaires et la police», a indiqué Mauzou Ibrahim. «De là où j'étais je pouvais voir des corps être transportés dans une camionnette.»

D'autres témoins ont aussi dit avoir vu des victimes mais le nombre de celles-ci est incertain, les secours n'étant pas disponibles dans l'immédiat pour commenter l'incident.

La cause de l'explosion est toujours inconnue. Mais l'État de Bauchi est l'une des régions les plus durement touchées par les attaques de Boko Haram au Nigeria.

Les attentats à la bombe contre des gares routières sont par ailleurs devenus une habitude du groupe terroriste, avec notamment une double explosion cette année contre une gare de la périphérie de la capitale Abuja, qui avait fait près de 100 morts.

La gare routière d'Azare, ville située à environ 200 km de la capitale de l'État, Bauchi, est un point de passage très fréquenté par les Nigerians venant du nord-est du pays, en guerre et placé en état d'urgence.

Boko Haram a été désigné comme la cause de plusieurs attentats à Azare en 2012. Bauchi a quant à elle été en 2011 le théâtre d'attentats à la bombe contre des églises, d'attaques à main armée et de l'assaut d'une prison.

L'armée et la présidence nigérianes avaient annoncé vendredi avoir conclu un accord avec le groupe islamiste armé, prévoyant notamment la libération des 219 jeunes filles toujours portées disparues depuis leur enlèvement le 14 avril dans leur lycée de Chibok, dans le nord-est du Nigeria.

La réalité du cessez-le-feu a cependant été mise en doute au cours du week-end par des témoignages faisant état d'attaques meurtrières du groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est du pays.

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