L'ex-président Ravalomanana va rester à Madagascar

Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud... (PHOTO BILAL TARABEY)

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Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud depuis qu'il avait été renversé en 2009, est rentré clandestinement sur la Grande Ile dimanche dernier.

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Agence France-Presse
ANTANANARIVO

L'ex-président malgache Marc Ravalomanana, en résidence surveillée depuis son retour lundi dans le pays, ne sera pas expulsé et sera invité à participer au processus de réconciliation nationale, a annoncé à l'AFP le directeur de cabinet de la présidence Henry Rabary-Njaka.

«Nous ne sommes pas un pays qui va exiler ou expulser ses propres ressortissants. Ce n'est pas du tout dans la mentalité. Il est là et on espère que M. Ravalomanana participe effectivement à ce processus» de réconciliation nationale, a déclaré M. Rabary-Njaka, interrogé sur le sort de M. Ravalomanana, revenu clandestinement à Madagascar en début de semaine.

Samedi, une manifestation de 200 à 300 partisans de M. Ravalomanana a été dispersée au gaz lacrymogène par la police à Antananarivo.

À propos de la libération de l'ancien chef d'État, envoyé à Diego Suarez dans le nord du pays, où il est retenu dans une résidence présidentielle, sans téléphone ni moyen de communiquer avec l'extérieur, le directeur de cabinet a répondu: «Je pense que la situation va évoluer très, très vite ça j'en suis convaincu», sans toutefois annoncer aucune date pour sa libération.

«Personne n'est l'ennemi de personne a titre particulier», a poursuivi M. Rabary-Njaka «M. Ravalomanana n'est pas l'ennemi, enfin du moins je l'espère, du président de la République, et le président de la République n'a jamais dit que M. Ravalomanana est son ennemi. Ce sont aujourd'hui des adversaires politiques, ça s'entend et il y a un processus [de réconciliation] qui doit être respecté et il faut que les gens se respectent», a-t-il ajouté.

Dans la matinée, la capitale avait été le théâtre d'un face à face tendu entre quelques centaines de partisans de M. Ravalomanana et la police. Des incidents ont fait au moins un blessé et trois personnes ont été arrêtées.

Lorsque les manifestants ont tenté de bloquer la circulation, la police est intervenue en faisant usage de gaz lacrymogènes. Des manifestants ont enflammé des cartons et lancé des pierres sur des véhicules de police. Un homme a perdu deux doigts en tentant de déplacer une énorme pierre pour barrer la rue. Il a été arrêté et emmené à l'hôpital.

Vendredi, l'épouse de Marc Ravalomanana, Lalao, avait fait souffler un vent d'inquiétude sur le pays en lançant à ses compatriotes sur une radio: «Levez-vous car vous êtes malgaches et c'est votre droit [...] pour libérer Madagascar de son calvaire actuel».

Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud depuis qu'il avait été renversé en 2009, est rentré clandestinement sur la Grande Ile dimanche dernier. Il a eu le temps de donner une conférence de presse lundi matin pour provoquer le pouvoir avant d'être arrêté, puis placé en résidence surveillée.

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