Guinée-Bissau: 19 morts dans l'explosion d'une mine oubliée

Au moins 19 passagers d'un minibus surchargé circulant dans le nord de la... (IMAGE TIRÉE DE MAPS.GOOGLE.CA)

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Agence France-Presse
BISSAU

Au moins 19 passagers d'un minibus surchargé circulant dans le nord de la Guinée-Bissau ont été tués dans l'explosion d'une mine abandonnée, a annoncé samedi la police.

Dix personnes ont également été blessées, dont plusieurs grièvement, trois autres, dont le chauffeur, s'en étant sorties indemnes, a-t-on précisé de sources policières.

L'explosion s'est produite lorsque le chauffeur du véhicule, qui circulait sur une piste peu fréquentée entre Bissora et Enxeia, à 70 km au nord de Bissau, a tenté d'éviter une flaque d'eau, ont indiqué des témoins à l'AFP.

«Le véhicule était surchargé. Certains passagers et moi étions montés sur le toit quand un grand boum nous a surpris. Le car a été coupé en deux», a déclaré l'apprenti du chauffeur.

La déflagration a été si violente que la plupart des passagers se sont retrouvés dans les champs, certains complètement déchiquetés, a-t-il ajouté.

Les blessés ont été transportés à l'hôpital Simon Mendes, le plus grand centre hospitalier du pays, où les ambulances faisaient la navette avec le lieu de l'accident et l'hôpital jusque tard dans la soirée.

«Il y a des corps complètement déchiquetés, ce qui témoigne de la brutalité de l'explosion», selon une infirmière des urgences de l'hôpital, dont la cour était bondée de parents ou de curieux, certains sont en larmes.

Selon une femme qui a reconnu un parent parmi les victimes, les passagers se rendaient à des funérailles dans le village de Cana.

Une équipe de démineurs de l'armée s'est aussitôt rendue sur place pour déterminer les circonstances de l'accident et la nature de l'engin.

Il daterait de la lutte pour l'indépendance entre le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC) et le colonisateur portugais il y a 40 ans, selon des sources militaires citées par la radio nationale.

Quelque 4000 mines antipersonnel et antichar ont été abandonnées par l'armée coloniale portugaise pendant la guerre d'indépendance (1961-1974), selon le Centre d'actions anti-mines (CAAMI).




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