Nigeria: un policier enlevé et des bâtiments incendiés par Boko Haram

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Boko Haram a intensifié ces dernières semaines le rythme effréné de ses attaques au Nigeria, multipliant les massacres de civils, les attentats sanglants et les enlèvements. Sur la photo, les dommages causés par l'explosion d'une bombe, jeudi à Kano.

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Agence France-Presse
KANO

Des membres du groupe islamiste Boko Haram ont incendié des bâtiments publics dans une ville du nord-est du Nigeria avant de kidnapper un policier, à plusieurs kilomètres de là, ont indiqué samedi des habitants.

Des dizaines d'hommes armés portant des tenues militaires ont attaqué le commissariat de Rann, à la frontière du Cameroun, vendredi vers 18 h (13 h au Québec), provoquant des échanges de tirs avec la police qui ont duré environ une heure, a déclaré un habitant, Bunu Faltaye, dont les propos ont été partagés par d'autres témoins.

Face à la résistance de la police, les insurgés ont ensuite lancé des explosifs sur le commissariat et sur un bâtiment public, ne faisant pas de victimes, selon les habitants, avant de battre en retraite.

Les assaillants se sont ensuite rendus dans le village de Sigal à plusieurs kilomètres de là, vers 8 h (3 h au Québec) samedi, où ils ont enlevé un policier à son domicile, a rapporté Timothy Musa, un autre habitant.

«Nous ne savons pas où est (l'otage) et nous avons peur pour sa vie», a déclaré M. Musa à l'AFP.

Le général Chris Olukolade, porte-parole des armées, contacté samedi par l'AFP, a déclaré ne pas avoir été encore informé de ces attaques.

Ces deux endroits se trouvent dans l'État de Borno, épicentre de l'insurrection de Boko Haram, qui a fait plus de 10 000 morts au Nigeria depuis cinq ans.

Déjà mercredi, les islamistes ont tué 12 personnes, dont le chef du village de Garubula, à près de 200 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l'État, selon des habitants. Les assaillants, qui ont pénétré dans le village vers 23 h (18 h au Québec), ont traîné les victimes hors de chez elles avant de leur tirer dessus.

La division 7 de l'armée, basée à Maiduguri, a annoncé samedi interdire les déplacements en véhicules motorisés dans la ville de lundi 28 à mercredi 30, afin de prévenir des risques d'attentats à la bombe pendant les célébrations de la fin du ramadan.

Cette division a déclaré dans un communiqué avoir pris connaissance de la préparation d'attentats «terroristes» autour des «lieux de prières, des marchés, et d'autres endroits publics» à Maiduguri.

Boko Haram a encore intensifié ces dernières semaines le rythme effréné de ses attaques au Nigeria, multipliant les massacres de civils, les attentats sanglants et les enlèvements dans son fief du nord-est, mais aussi dans le reste du pays.




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