Kerry demande aux nations africaines d'oeuvrer pour la démocratie

John Kerry salue des employés de l'ambassade américaine... (Photo Saul Loeb, REUTERS)

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John Kerry salue des employés de l'ambassade américaine à Kinshasa et les membres de leur famille.

Photo Saul Loeb, REUTERS

Lara Jakes
Associated Press
ADDIS ABEBA

Les États-Unis sont prêts à accroître leur aide pour améliorer leurs relations avec l'Afrique, mais les pays de tous les coins du continent doivent prendre des mesures plus énergiques pour assurer la sécurité et la démocratie pour son peuple, a déclaré John Kerry samedi.

Dans un discours livré aux membres des corps diplomatiques d'Addis Abeba et du réseau des Jeunes leaders africains, le secrétaire d'État américain a fait référence aux crises qui secouent le Nigeria, le Soudan du Sud, la Somalie et la République centrafricaine, et pressé les Africains de demander stabilité et développement financier.

M. Kerry a évoqué un accroissement des investissements des États-Unis en Afrique et fait remarquer que des sociétés telles IBM, Microsoft et Google ont déjà dépensé plus de 100 millions de dollars sur des projets un peu partout dans le continent. Il en a profité pour dire à son auditoire, composé d'une centaine d'Éthiopiens, qu'il s'agissait d'un moment d'opportunité et de décision pour tous les Africains.

L'administration Obama vise à accroître les investissements privés américains en Afrique, et l'an dernier, elle a versé environ 1 milliard de dollars pour appuyer des entreprises américaines à travers le continent, incluant 650 millions en Afrique subsaharienne.

L'Afrique a les ressources naturelles, la capacité et les connaissances en matière de développement économique, a ajouté M. Kerry, tout en mentionnant que les États-Unis forment le «partenaire naturel» du continent africain.

M. Kerry a aussi rappelé que 37 des 54 nations africaines tiendront des élections nationales au cours des trois prochaines années, lors desquelles s'exprimeront des millions d'électeurs. Et il a invité les Africains à combattre la corruption politique qui, selon l'Union africaine, a coûté au peuple africain des dizaines de milliards de dollars.

«Cet argent pourrait permettre de construire de nouvelles écoles, de nouveaux hôpitaux, de nouvelles routes, de nouveaux ponts, de nouveaux conduits et de nouvelles lignes hydro-électriques. C'est pour cela qu'il en est de la responsabilité des citoyens de l'Afrique et de toutes les nations d'exiger que l'argent des contribuables permette d'instaurer des services pour tous, et non de se retrouver dans les poches d'une minorité», a déclaré M. Kerry.

Mais le secrétaire d'État américain a ajouté qu'une «nouvelle Afrique» ne peut naître sans devenir «une Afrique plus sécuritaire».

«Dans trop de secteurs du continent, un manque de sécurité, la menace de violence, ou une guerre de grande envergure empêche les premiers jets de prospérité de voir le jour. Les souffrances de divisions passées pourraient ne jamais être complètement effacées, mais elles ne doivent jamais être utilisées pour enterrer le futur.»




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