Centrafrique: l'UE ouvre la voie au lancement de sa mission militaire

Un soldat français garde un point de contrôle... (Photo Sia Kambou, archives Agence France-Presse)

Agrandir

Un soldat français garde un point de contrôle à Bangui.

Photo Sia Kambou, archives Agence France-Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Bruxelles

L'UE a ouvert la voie au lancement, retardé, de sa mission militaire en Centrafrique, qui doit appuyer les forces françaises et africaines déjà présentes sur le terrain, où les violences ont repris, a indiqué samedi son service diplomatique.

Grâce à de «nouvelles contributions» et au «complément apporté par la nation-cadre», la France, «le commandant de l'opération a recommandé le lancement de l'opération et prévoit une montée progressive du dispositif à Bangui», a indiqué une porte-parole de la représentante de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton.

La décision de lancer ce déploiement de troupes, et la date de l'opération, doivent être formalisées d'ici mercredi après une réunion mardi des représentants des 28 États membres, a précisé une source européenne.

Mais l'obstacle principal qui bloquait ce déploiement, au départ prévu en mars, soit le manque d'avions pour transporter les troupes, a été levé, dans le sillage d'une réunion vendredi soir, a indiqué une source diplomatique.

L'Allemagne a contribué à cette sortie de l'impasse en offrant vendredi deux avions de transport Antonov.

Selon une source diplomatique, la France a de son côté mis plus d'hommes à disposition pour cette force, Eufor-RCA, à laquelle les contributions, émanant notamment de Géorgie et Pologne, ont fluctué ces dernières semaines sous le coup de la crise en Ukraine.

Lors du sommet européen des 21 et 22 mars, le président français François Hollande avait appelé ses homologues à «faire un effort» pour mobiliser les quelque 500 militaires et capacités opérationnelles nécessaires au début du déploiement

Une décision officielle de lancement mercredi coïnciderait avec la tenue à Bruxelles d'un minisommet sur la Centrafrique qui doit réunir sous la houlette de la France, de l'UE et de l'Union Africaine une trentaine de pays, européens et africains pour tenter de stopper les tueries et jeter les bases de reconstruction d'un État.

Mme Ashton, s'était alarmée jeudi de «l'escalade de la violence» ces derniers jours dans ce pays africain, appelant la communauté internationale à «agir rapidement».

Depuis, au moins 20 personnes ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi lors d'une attaque contre une veillée funèbre chrétienne à Bangui, confrontée à une recrudescence des violences entre groupes armés.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer