RDC: «augmentation alarmante» des agressions sexuelles dans l'Est

Le HCR précise que «705 cas de violence... (Photo Junior D. Kannah, Agence France-Presse)

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Le HCR précise que «705 cas de violence sexuelle», dont 619 viols, ont été recensés depuis janvier. Sur ces 705 agressions, 288 ont été commises sur des mineurs et 43 sur des hommes. En 2012, sur la même période, le HCR avait comptabilisé un total de 108 cas.

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Agence France-Presse
Kinshasa

Les agressions sexuelles ont augmenté de façon «alarmante» dans la province agitée du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, avec 705 cas recensés depuis janvier, a annoncé mardi le Haut-commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR).

«Les statistiques rassemblées par le HCR au Nord-Kivu montrent une hausse alarmante cette année des actes de violence sexuelle contre les femmes et les filles dans la province, et particulièrement du viol», écrit l'agence dans un communiqué.

Le HCR précise que «705 cas de violence sexuelle», dont 619 viols, ont été recensés depuis janvier. Sur ces 705 agressions, 288 ont été commises sur des mineurs et 43 sur des hommes. En 2012, sur la même période, le HCR avait comptabilisé un total de 108 cas.

«Des chiffres officiels de l'ONU donnent d'autres preuves de la menace croissante que risquent les femmes et les filles, souligne le HCR. Ils montrent que les cas de violence sexuelle recensés au Nord-Kivu ont grimpé de 4689 cas en 2011 à 7075 en 2012. De nombreux cas ne sont pas rapportés.»

Plus de la moitié des 705 cas (434) de violence sexuelle ont été perpétrés par des hommes en armes.

Le HCR craint que les récents «combats entre l'ADF, une rébellion ougandaise, et l'armée, ainsi que la reprise des combats entre l'armée et les rebelles du M23 (Mouvement du 23 mars) (...) n'augmentent le danger pour les femmes de la région, y compris celles qui vivent dans des camps».

Entre 6000 et 7000 personnes ont fui la reprise des combats entre l'armée et le M23, le 14 juillet, près de la capitale provinciale Goma. Les affrontements entre les forces loyalistes et l'ADF - mi-juillet dans la région de Kamango, plus au Nord - ont pour leur part poussé 14 000 civils à partir.

Une trentaine de groupes armés sont actifs dans la province du Nord-Kivu. Certains sont régulièrement accusés de commettre des exactions contre les civils. Le 22 juillet, l'ONG Human Rights Watch a publié un rapport accusant notamment le M23 d'avoir «violé au moins 61 femmes et filles depuis mars».

Des soldats sont parfois aussi accusés de viol. La Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) avait recensé au moins 126 femmes violées par des militaires fin novembre 2012, quand ils fuyaient l'avancée du M23 près de Goma. Deux soldats ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire.

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