Nouvelle épidémie d'Ebola en Ouganda

Un infirmier du Centre de santé Nyimbwa, du... (PHOTO  ISAAC KASAMANI, AFP)

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Un infirmier du Centre de santé Nyimbwa, du district de Luweero, situé à 70 kilomètres de Kampala, prépare une unité d'isolation pour accueillir les patients contaminés par le virus Ebola, le 15 novembre.

PHOTO ISAAC KASAMANI, AFP

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Agence France-Presse
Kampala

Une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola s'est déclarée en Ouganda, où elle a déjà tué deux personnes au nord de Kampala, un mois après la fin officielle d'une précédente flambée qui avait fait 17 morts dans l'ouest, a annoncé la ministre ougandaise de la Santé.

 

 

 

 

 

 

 

 

«Le ministère de la Santé souhaite informer la population qu'une autre (épidémie de) fièvre hémorragique virale Ebola a éclaté dans le pays», a déclaré la ministre, Christine Ondoa, lors d'une conférence de presse.

Les échantillons prélevés sur deux membres d'une même famille, décédés respectivement samedi et lundi à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale ougandaise, se sont révélés positifs au virus Ebola, mortel et hautement contagieux, a-t-elle précisé.

Cinq personnes entrées en contact avec ces deux défunts ont été placées sous surveillance, deux d'entre elles étant placées à l'isolement dans une unité de l'hôpital Mulago de Kampala, selon la ministre.

Un troisième homme est décédé fin octobre après avoir montré des symptômes ressemblant à ceux de la fièvre Ebola, mais son cas n'avait pas été signalé aux autorités et aucun échantillon n'a été prélévé sur le cadavre, a-t-elle précisé.

Le 4 octobre, les autorités ougandaises avaient déclaré officiellement terminée une précédente épidémie d'Ebola, qui s'était déclarée en juillet dans l'ouest du pays et avait fait 17 morts.

Les autorités sanitaires ougandaises ont indiqué qu'il n'y avait pour l'heure pas d'indication sur un lien entre les deux épidémies.

La fièvre hémorragique Ebola, hautement contagieuse, tue entre 25 et 90 % des malades, selon l'OMS. Il n'existe ni traitement ni vaccin. Elle se transmet par contact direct avec le sang, les secrétions corporelles (sueur, selles...), par voie sexuelle et par la manipulation sans précaution de cadavres contaminés.

L'Ouganda est également confronté depuis début octobre, dans le sud-ouest de son territoire, près de la frontière avec le Rwanda, à une épidémie de fièvre hémorragique de Marburg, un virus de la même famille que celui d'Ebola. Les deux pathologies présentent de nombreuses similarités, en terme de contagiosité et de taux de létalité.

Les autorités ont pour l'heure attribué huit décès à la fièvre de Marburg et neuf malades ont été déclarés positifs au virus. Plus de 400 personnes sont sous surveillance en Ouganda. Le Rwanda voisin s'est placé en état d'alerte.

Une autre épidémie d'Ebola s'est parallèlement déclarée en août et fait depuis 36 morts dans le nord-est de la RDC voisine, dans une zone située à environ 350 km de l'autre côté de la frontière ougandaise.

L'épidémie en RDC et celle qui a sévi en Ouganda entre juillet et octobre ont pour origine deux souches différentes du virus et n'étaient donc pas liées.

Entre fin 2007 et début 2008, le virus Ebola avait déjà tué 37 personnes dans l'ouest de l'Ouganda. Une autre épidémie en 2000 avait fait au moins 137 autres morts dans le nord.

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