Julius «Juju» Malema visé par un mandat d'arrêt

Exclu de l'ANC en avril après un long... (PHOTO STÉPHANE DE SAKUTIN, AFP)

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Exclu de l'ANC en avril après un long « procès » pour indiscipline, Julius Malema, 31 ans, a dû lâcher les rênes de la Ligue de jeunesse du mouvement, qu'il présidait depuis quatre ans.

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Agence France-Presse
Johannesburg

Un mandat d'arrêt a été émis contre le jeune tribun populiste sud-africain Julius Malema, farouche opposant au président Jacob Zuma et récemment exclu de l'ANC au pouvoir, a indiqué à l'AFP son avocate.

 

 

« On nous a notifié aujourd'hui qu'un mandat d'arrêt avait été émis contre Julius Malema, nous n'en avons pas encore la copie », a indiqué l'avocate Nicqui Galaktiou, affirmant ne pas avoir été informée des motivations de cette décision de justice.

Selon l'hebdomadaire City Press sur son site internet, « Malema devrait comparaître devant un tribunal la semaine prochaine à Pretoria ou Polokwane (nord, la ville dont il est originaire, NDLR), pour blanchiment d'argent, corruption et fraude ».

Soucieuse d'éviter une arrestation physique, l'avocate a ajouté : « Nous allons contacter les autorités pour organiser sa comparution devant le tribunal la semaine prochaine ».

La police et la direction des impôts s'intéressent depuis plusieurs mois à l'origine des revenus de Malema, qui mène grand train même s'il dit défendre les plus pauvres.

Son argent viendrait d'un obscur fonds familial et de On-Point Engineering, une compagnie dans laquelle il a des intérêts qui a gagné des appels d'offres suspects de sa province du Limpopo (nord).

Dans un communiqué, le fisc a démenti vendredi être à l'origine du mandat d'arrêt.

Exclu de l'ANC en avril après un long « procès » pour indiscipline, Malema, 31 ans, a dû lâcher les rênes de la Ligue de jeunesse du mouvement, qu'il présidait depuis quatre ans.

Il est devenu un opposant acharné du président Jacob Zuma, qui fut pourtant son mentor, et qu'il accuse désormais de dictature, alors que le parti dominant doit renouveler sa direction en décembre.

Plus récemment, il a entrepris une tournée des mines du pays, appelant les travailleurs à la révolution. La police l'a empêché lundi de prendre la parole devant les grévistes de Marikana (nord), où s'achevait un long conflit social émaillé de violences qui ont fait 46 morts.

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