Le gouvernement américain gèle le chantier d'un oléoduc controversé

La tribu sioux de Standing Rock affirme que... (PHOTO Andrew Cullen, REUTERS)

Agrandir

La tribu sioux de Standing Rock affirme que l'oléoduc menace ses sources d'eau potable et plusieurs sites où sont enterrés ses ancêtres.

PHOTO Andrew Cullen, REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
WASHINGTON

Le gouvernement américain a demandé vendredi le gel du chantier d'un oléoduc controversé dans les grandes prairies du nord des États-Unis, dans un souci d'apaisement et malgré la décision le même jour d'un juge autorisant la poursuite des travaux.

Face à une situation qui «mérite une solution claire et opportune, nous demandons que la société construisant l'oléoduc suspende volontairement toute activité dans un rayon de 20 miles (32 km) à l'est et à l'ouest du lac Oahe», ont écrit les ministères de la Justice et de l'Intérieur.

La tribu sioux de Standing Rock affirme que l'oléoduc menace ses sources d'eau potable et plusieurs sites où sont enterrés ses ancêtres.

L'ouvrage a suscité ces derniers jours un mouvement de contestation croissant aux États-Unis de la part de tribus indiennes, d'écologistes et de défenseurs des droits des Amérindiens.

Les autorités redoutaient des débordements dans l'État du Dakota du Nord, épicentre de la controverse, et avaient mobilisé sur place des effectifs de la Garde nationale.

Quelques instants avant l'annonce gouvernementale, un juge fédéral à Washington a de son côté ordonné la poursuite du chantier, en prenant des pincettes, car le sujet est devenu sensible.

«Depuis la fondation de cette nation, les relations entre les États-Unis et les tribus indiennes ont été tendues et tragiques», a écrit en préambule le magistrat James Boasberg.

Tout en précisant «ne pas prendre à la légère toute déprédation de terres considérées importantes par les Sioux de Standing Rock» et se disant «conscient des avanies subies par cette tribu depuis deux siècles», le juge a toutefois conclu que ces derniers «n'avaient pas démontré qu'une injonction (d'arrêt du chantier) était justifiée».

L'oléoduc, baptisé Dakota Access Pipeline, doit traverser quatre États américains, acheminant le pétrole extrait dans le Dakota du Nord, à la frontière canadienne, jusque dans l'Illinois, plus au sud.

En dernier ressort il reviendra à la Justice de trancher sur le fond cet épineux dossier, un premier rendez-vous procédural entre les parties étant fixé au 16 septembre dans la capitale fédérale.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer