Jacob Tremblay séduit au TIFF

Jacob Tremblay est de passage au Festival international du... (Photo Galit Rodan, La Presse canadienne)

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Jacob Tremblay est de passage au Festival international du film de Toronto pour présenter son plus récent film, Burn Your Maps.

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Cassandra Szklarski
La Presse Canadienne
TORONTO

La vedette du film Room (Room - le monde de Jack), Jacob Tremblay, est retournée jeudi au festival qui a lancé sa carrière, pour y présenter un nouveau drame poignant et séduire à nouveau les journalistes présents à la conférence de presse.

Le garçon de neuf ans résidant à Vancouver a répondu aux questions en compagnie des co-vedettes de son plus récent film, Burn Your Maps, présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto (TIFF).

Jacob Tremblay y tient le rôle d'un jeune garçon de Chicago qui se prend pour un gardien de chèvres mongol.

Le jeune acteur affirme qu'il a eu beaucoup de plaisir à faire le film, soulignant qu'il a été tourné sur le piémont des Rocheuses canadiennes, où il a couru dans des champs avec des chèvres et est monté à cheval.

«Les chèvres sont très mignonnes, surtout les bébés. Mais elles sentent un peu mauvais», a lancé Jacob Tremblay aux journalistes et au personnel du festival, qui n'ont pu s'empêcher de rire.

«J'ai aussi dû apprendre à monter à cheval sans selle. Si vous le faites, ça fait un peu mal, si vous voyez ce que je veux dire.»

Ses co-vedettes Vera Farmiga et Virginia Madsen n'avaient que des éloges pour le jeune acteur, qui s'est fait connaître l'an dernier grâce à sa participation au thriller Room.

Dans Burn Your Maps, Jacob Tremblay tient le rôle de Wes, dont la troublante obsession pour la Mongolie va jusqu'à le pousser à porter des vêtements traditionnels faits à la main, suivre des cours de langue mongole en ligne et fabriquer son propre troupeau de chèvres avec du papier hygiénique.

Son fantasme fait surface après une tragédie qui frappe la famille et fait souffrir chaque membre à sa façon. Alise, la mère de famille fragile jouée par Vera Farmiga, s'interroge quant aux liens qui l'unissent à son mari, interprété par Marton Csokas.

Le réalisateur Jordan Roberts raconte qu'il a entendu parler de Jacob Tremblay un an avant le tournage, lorsqu'il a vu une vidéo d'un garçon de six ans «fascinant».

«Il ne jouait pas la comédie du tout, il était 100% présent dans ce scénario imaginaire et ça m'a époustouflé», a-t-il relaté.

Le cinéaste a mis un an à amasser les fonds nécessaires pour tourner le film, et lorsque sa première vidéo d'audition est arrivée pour le rôle du jeune garçon, c'était encore une fois des images de Jacob Tremblay.

«Et c'était encore une fois renversant», s'est-il souvenu.

«Il avait environ un an de plus et était incroyablement mûr. Il a fait des choix forts, puissants. Il a de merveilleux parents qui ont évidemment un rôle à jouer dans ce qu'il fait, mais lorsque j'ai vu sa vidéo, c'était encore incroyablement puissant et complètement honnête.»

Le reste de la distribution a été choisi tout aussi facilement, selon le réalisateur, qui a tout de suite vu Vera Farmiga dans le rôle de cette mère voulant désespérément sauver son mariage.

L'actrice affirme qu'il a été facile de tisser des liens avec Jacob Tremblay pour les scènes mère-fils.

«C'est un jeune acteur très intelligent, très près de ses émotions», a-t-elle avancé.

«Il a une relation unique avec sa propre mère, dont j'ai été témoin sur une base quotidienne, et j'ai vu comment elle était impliquée. Et j'ai passé beaucoup de temps avec sa mère et j'avais déjà travaillé avec sa soeur dans le passé, donc il y a immédiatement eu un rapprochement.»

Virginia Madsen a raconté que tout le monde sur le plateau avait fait des efforts pour que les journées de travail soient amusantes.

«Le voir courir avec des chèvres, (voir) ce merveilleux être humain avoir du plaisir à être un enfant (était génial)», a-t-elle dit.

«Et ce n'est pas toujours comme ça pour les jeunes sur les plateaux, mais Jordan Roberts et moi croyons que nous avons tous adopté cet environnement et il a pu être libre.»

Le réalisateur américain a expliqué que la Mongolie n'avait pas les infrastructures nécessaires pour y permettre le tournage du film. Il a donc été heureux de découvrir des ressemblances géographiques à Kananaskis, en Alberta.

Et lorsqu'il a appris qu'environ 700 Mongols habitaient à Calgary - ce qui lui a permis de donner des rôles à certains d'entre eux -, il a été convaincu.

Jordan Roberts est demeuré au Canada pour la postproduction, passant cinq mois à Toronto où il a présenté le film à plusieurs groupes de consultation.

«Ce film a été tourné au Canada et le Canada m'a aidé à faire ce film. Il l'a vraiment fait», a-t-il déclaré.

Le TIFF se poursuit jusqu'à dimanche.

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