Alex marche à l'amour, un poème rassembleur

Alex marche à l'amour, du réalisateur Dominic Leclerc,... (Photo: fournie par les RIDM)

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Alex marche à l'amour, du réalisateur Dominic Leclerc, est inspiré d'une peine d'amour qu'a vécu le comédien Alexandre Castonguay (photo), et qu'il a voulu juxtaposer au poème La marche à l'amour, de Gaston Miron.

Photo: fournie par les RIDM

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Une région, un poème, un amour brisé. Les ingrédients étaient rassemblés pour que le comédien Alexandre Castonguay et le réalisateur Dominic Leclerc, deux fils de l'Abitibi, concoctent le long métrage documentaire Alex marche à l'amour.

Pèlerinage boréal, road movie poétique, documentaire de l'âme; on peut trouver plusieurs épithètes pour qualifier cette oeuvre sensible où les mots rassembleurs du poème La marche à l'amour de Gaston Miron entrent en fusion avec les paysages et les personnages abitibiens.

Après sa présentation en première mondiale, en octobre dernier, au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue et un passage, en novembre, aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal, le film revient dans la métropole. Mais pour trois jours seulement! À l'occasion de la Saint-Valentin, Alex marche à l'amour est en effet présenté jusqu'à dimanche à l'Excentris.

La Presse a profité de l'occasion pour en discuter avec le réalisateur Dominic Leclerc.

Q : Qu'est-ce qui est à l'origine de ce film?

R : C'est une peine d'amour qu'Alexandre [Castonguay] vivait à l'époque, juxtaposée à son lointain désir de s'attaquer au poème La marche à l'amour de Gaston Miron. En d'autres mots, ce n'est pas moi qui ai choisi Alexandre, c'est plutôt l'inverse!

Q : Quelle est la place de Gaston Miron dans votre univers?

R : C'est l'élément qui m'a le plus effrayé de tout le projet! Je suis un enfant de l'image, et la poésie m'a toujours impressionné, parce qu'on se retrouve davantage dans l'évocation imagée que dans l'image évocatrice. Contrairement à une image, la signification d'un vers tend à changer selon le moment où on le lit.

Q : En quoi le poème de Miron «colle»-t-il, selon vous, à la région abitibienne?

R : J'ai plutôt l'impression que Miron a décrit le Québec dans son ensemble, avec toutes ses régions. En ce sens, il est facile de m'y retrouver, ma région faisant partie d'un tout. J'ai d'ailleurs voulu approcher le film de la même façon, en traitant l'Abitibi-Témiscamingue comme une région, plutôt que ma région, de manière que les autres régions s'y retrouvent également.

Q : Outre ses origines abitibiennes, qu'avez-vous vu en Alexandre Castonguay pour lui confier le rôle?

R : À la base, Alexandre n'était pas nécessairement le personnage principal du film. Il s'est imposé par sa mise à nu dans le film, en se confiant à la caméra avec une rare authenticité. Finalement, c'est sa façon d'approcher les gens. Ce n'est quand même pas banal de se lancer dans une conversation sur un sujet aussi délicat que l'amour avec un pèlerin rencontré au hasard... Alexandre a une façon de toucher rapidement le coeur des gens et d'en extirper du vrai.




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