Dans les coulisses du Show de la réussite

Même si elle anime le Show de la réussite depuis cinq ans, Judi... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Photo: Bernard Brault, La Presse

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Même si elle anime le Show de la réussite depuis cinq ans, Judi Richards était toujours aussi fébrile que la première fois, hier, dans les heures qui ont précédé l'événement. Ce spectacle de la Fondation arts-études, au Théâtre Maisonneuve, vise à amasser des fonds pour permettre à des centaines de jeunes du secondaire de suivre des cours d'art. En contrepartie, ils promettent de poursuivre leurs études jusqu'à l'obtention de leur diplôme.

Robert Charlebois, Claudine Mercier, Jérôme Charlebois et Louise Forestier ont accepté l'invitation de Judi et sont venus chanter avec plus de 200 jeunes qui bénéficient des programmes de la fondation. Incursion dans les coulisses du spectacle.

Répétition

Il est 14 h. Sur la scène du théâtre Maisonneuve, «le party est pris», entend-on en coulisses. Robert Charlebois chante Je reviendrai à Montréal, et déjà, on sent que les musiciens veulent en donner comme si la salle était pleine. Derrière la scène, une véritable fourmilière de bénévoles court partout. On prépare les «loges» des quelque 200 élèves qui chanteront sur scène. Plusieurs artistes ont accepté l'invitation de Judi Richards à venir chanter bénévolement pour la Fondation arts-études. «Robert Charlebois, c'est une grosse prise. Vraiment, je ne l'ai pas lâché pendant trois ans, mais ça ne marchait pas, avec son calendrier. Cette année, il pouvait. Quel bonheur!», s'exclame Judi Richards, qui déborde d'énergie. À quelques heures de l'arrivée du public, on doit trouver des solutions aux nombreux défis techniques de dernière minute. Et c'est sans parler de la surprise de la soirée, Louise Forestier, qui chantera Lindberg avec Charlebois. Même le président de la Fondation n'est pas au courant.

Maquillage

Vers 17 h, alors que l'école est terminée, les adolescents qui participent aux programmes de la Fondation arts-études, dont les jeunes chanteurs, arrivent au Théâtre Maisonneuve. Pour certains, c'est la première fois qu'ils participent au Show de la réussite. Es-tu stressé de chanter ce soir devant plus de 1200 personnes, demande-t-on à un jeune artiste? La réponse est sans équivoque: «Euh, ouais, genre. Vraiment.» À l'étage, les jeunes se maquillent et se coiffent pour se faire le plus beaux possible. À mesure que l'heure de monter sur scène approche, on lit la nervosité et le trac croissants sur leurs visages. Ils sont aussi moins bavards (et, tout adolescents soient-ils, moins baveux). À un autre étage, Judi Richards appporte les dernières retouches à son maquillage. «On n'a plus le temps de vous parler, mais on est vraiment contents que vous soyez là», tient-elle à nous dire.

Famille

Le Show de la réussite, c'est d'abord et avant tout une histoire de famille, nous explique Annie Deschamps, la fille de Judi Richards et Yvon Deschamps. «À chaque édition, notre famille est présente pour donner un coup de main», dit-elle, pointant du doigt sa soeur Sarah-Émilie, qui est choriste. Cette année, le spectacle est encore plus familial. Sur scène, Robert Charlebois et son fils Jérôme, qui est aussi chanteur, enchaînent les grands succès. Les Deschamps les connaissent très bien: ils sont voisins de chalets à Morin-Heights. «L'été, c'était assez tranquille chez nous, mais chez les Charlebois, le party était plus le fun et plus intense. Ça rockait, et on va sentir cette énergie ce soir», affirme Annie.

Fondation

La Fondation arts-études, c'est d'abord et avant tout le projet de Jo' Clément, la metteure en scène qui suit Judi Richards depuis des années. Il y a cinq ans, elle et son équipe ont eu l'idée d'offrir des cours d'arts aux élèves d'écoles défavorisées de Montréal. «On ne leur demande pas d'avoir de meilleures notes, mais tout simplement de rester à l'école et de ne pas décrocher», explique Jo', entre deux directions qu'elle donne aux techniciens sur scène. Arts visuels, guitare, chant: tous les types d'art sont offerts. «Je vais rencontrer ces jeunes chaque année dans les écoles, et certains me l'avouent sans gêne: ils ne pourraient pas se payer ça, sinon», explique Judi Richards. Avant le spectacle, le cocktail dînatoire est d'une importance capitale, explique-t-on. Les organisateurs du spectacle espèrent que les philanthropes présents seront généreux, afin d'assurer la pérennité des services qu'ils offrent à ces centaines de jeunes.

Spectacle

Quand Louise Forestier est apparue sur scène pour chanter Lindberg avec Robert Charlebois, le toit du Théâtre Maisonneuve aurait pu exploser, tant la foule a réagi avec enthousiasme. À la fin de la mythique chanson, pour la première fois depuis l'heure et demie que le spectacle avait commencé, tout le monde s'est levé pour chaleureusement applaudir ce duo tant aimé du public. Le cinquième Show de la réussite aura permis en moins de deux heures de présenter les plus grands succès de Charlebois, mais aussi de ramener sur scène - le temps de deux numéros originaux - l'humoriste Claudine Mercier. Avec son personnage de la petite Jacynthe, elle a particulièrement fait rire la foule, osant même au passage des blagues sur les mésaventures de Joël Legendre et son plus récent voyage à Compostelle.

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