L'histoire d'une chanson: Rien à faire

Marie-Pierre Arthur nous raconte l'histoire de Rien à... (Photo Marco Campanozzi, archives La Presse)

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Marie-Pierre Arthur nous raconte l'histoire de Rien à faire, en lice pour le Félix de la chanson de l'année.

Photo Marco Campanozzi, archives La Presse

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Le Gala de l'ADISQ 2016 »

Tous les auteurs-compositeurs vous le diront, rien ne les passionne autant que de parler de l'acte d'écrire une chanson. Voici la petite histoire des chansons finalistes au gala de l'ADISQ racontée par ceux qui les ont créées.

  • Paroles: Gaële, Marie-Pierre Arthur
  • Musique: François Lafontaine, Sam Joly, Marie-Pierre Arthur
  • Interprète: Marie-Pierre Arthur
  • Tirée de l'album Si l'aurore

L'étincelleÉcrite à la fin de la tournée de son album précédent, Aux alentoursRien à faire a jeté les bases du troisième album de Marie-Pierre Arthur. « Cette toune-là est née un soir où je revenais d'un party un peu cocktail, raconte-t-elle en riant. Il y avait des gens chez nous, dont mon chum François Lafontaine et mon batteur Sam Joly. »

« Sam est arrivé avec le riff, puis nous avons commencé à jammer. Je leur avais parlé de la couleur que je voulais donner à mon album en leur faisant écouter des affaires et ils sont tombés dedans bien raide. C'est la première toune de l'album et j'ai dit aux gars : "On pèse sur ce gaz-là." »

L'inspirationRien à faire raconte comment une femme a constamment l'impression de nager à contre-courant de son entourage et de la société. « Mais y'a rien à faire/D'autre que de remonter/La machine entière/À l'envers », y chante Marie-Pierre Arthur.

« Comme pour la plupart de mes chansons, j'ai écrit les paroles par la suite avec Gaële, souligne l'auteure-compositrice-interprète. Même si la musique était joyeuse, j'ai encore écrit un texte en contraste. Cela parle de moi qui me sens à l'extérieur des autres, de moi qui suis faite tout croche et qui dois apprendre à vivre avec. »

L'épiphanieMarie-Pierre Arthur ne s'en cache pas : elle est meilleure à écrire des chansons qu'à en prédire le succès.

« Je pensais que cette toune-là était celle qui allait faire peur aux gens sur le disque, souligne-t-elle. Le style est tellement vintage. Mais elle me faisait tripper... Cela n'a pas de bon sens à quel point je suis parfois une mauvaise juge. »

Marie-Pierre Arthur remercie sa pisteuse radio, Lise Blanchard, d'en avoir fait un extrait. « Je n'y aurais jamais pensé. Un beau cadeau. »

L'impactUne chanson en forte rotation à la radio assure des revenus importants aux artistes concernés. Marie-Pierre Arthur se considère comme privilégiée d'en avoir eu à chacun de ses trois albums. « Je dois être honnête : les sous qu'on fait sont là. Ils ne sont plus dans les ventes. Quand une chanson embarque à la radio, on se dit : " Fiou !" »

« Il y a un public qui va voir un show parce qu'il connaît seulement une toune », ajoute-t-elle. Pour ces personnes-là, Rien à faire est le point d'orgue de son spectacle. « Les gens ne peuvent pas toujours être en mode découverte... »

À l'inverse, le succès commercial de Rien à faire met au défi son public « plus à gauche », dit la musicienne. Peu importe. « C'est une chanson que mon groupe et moi avons hâte de jouer. »

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