Vox Sambou joint l'élite de notre world 2.0

Malika Tirolien et Vox Sambou à l'avant-plan.... (Photo Guy Labissonnière, fournie par Nuits d'Afrique)

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Malika Tirolien et Vox Sambou à l'avant-plan.

Photo Guy Labissonnière, fournie par Nuits d'Afrique

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On connaît Nomadic Massive, on connaît peut-être moins Vox Sambou, un de ses membres fondateurs. Cela ne saurait tarder! Ce qu'on a vu et entendu mardi soir au Théâtre Fairmount le positionne parmi les plus allumés de la world 2.0 à provenir de Montréal.

Hormis sa contribution au sein de Nomadic Massive, le mec a deux albums solo derrière la cravate (Lakay en 2008, Dyasporafriken en 2013), un troisième sera rendu public l'automne prochain.

Haïtien, Montréalais, Afro-Québécois, citoyen du monde, ce grand efflanqué est d'un chic irrésistible dans son complet bleu. Danseur souple, rapper éloquent, bon chanteur s'exprimant en créole et en français.

Redoutable frontman!

Convenons que Vox Sambou n'est peut-être pas un grand technicien de la voix, mais il peut aisément compenser par sa vaste culture musicale et par la singularité de sa direction artistique. Cet artiste inspiré propose un judicieux mélange de styles intégrés et actualisés : rythmes rara et vaudou, hip hop, reggae, afrobeat nigerian, musiques mandingues, R&B, soul, funk, jazz.

Appuyé par l'excellente chanteuse antillaise Malika Tirolien, Vox Sambou a constitué un band très solide avec David Ryshpan, claviers, Cauê Vieira, saxophone, Hichem Khalfa, trompette, Christopher Cargnello, guitare, Diegal Léger, basse,  Jean-Daniel Thibault-Desbiens, batterie, sans compter les danseurs/percussionnistes invités Hai et Dario Abdala du groupe Sombit de Mexico.

La famille klezmer

Dimanche et lundi au Balattou, deux tranches de concerts ont permis de découvrir le groupe Oktopus, gagnant des Syli d'Or 2014 - ce concours est organisé annuellement par les Nuits d'Afrique.

Paul Kunigis était l'invité de dimanche, Henri Oppenheim lundi. Compositeur, accordéonniste, chanteur, guitariste, ce dernier est aussi conférencier et détenteur d'un doctorat en mathématiques. Il a étudié la composition et l'orchestration à l'Université McGill, dirigé pendant 10 ans l'ensemble Kleztory, s'est produit en spectacle plus de 200 fois au Canada et dans le monde entier. Plusieurs orchestres symphoniques et orchestres de chambre ont joué sa musique.

À l'évidence, Henri Oppenheim est un modèle pour les musiciens d'Oktopus, de surcroît un très bon véhicule pour ses propres musiques. Flûte, violon, trompette, trombone, tuba, piano, percussion et clarinette en constituent l'instrumentation. Belle exécution au programme, cohésion d'ensemble, ferveur, connaissance profonde des musiques juives ashkénazes, tziganes ou balkaniques  avec ce vernis classique et cette attitude presque jazz dans le jeu.

Le Sénégal au Brésil

Plus tôt dans la soirée de lundi, soit au Théâtre Fairmount, brésilianophiles et africanophiles étaient venus à la rencontre de Famalé, métissage entre la grande tradition mandingue et la musica popular brasileira... qui a aussi des racines en Afrique de l'Ouest comme en ont tous les descendants de l'esclavage dans les trois Amériques.

Les acteurs étaient le griot sénégalais (et Montréalais d'adoption) Zal Sissokho et ses collègues brésiliens, le violoniste et compositeur Marcus Viana et le multi-instrumentiste Sergio Pererê.

Les climats y sont variés, les langues exprimées sont multiples (portugais, français, mandingue sénégalais, etc.), les traditions respectées à travers un projet ambitieux qui s'apparente souvent à une musique de film ou une vaste entreprise multimédia. Arrangements, orchestration, direction artistique, dégaine, la facture générale de Famalé est impeccable... et peut-être un peu datée.

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