Gala L'envie: convoitise convenue

Anaïs Favron et Maxim Martin... (Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Anaïs Favron et Maxim Martin

Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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Anaïs Favron et Maxim Martin ont gentiment animé ce gala sur l'envie. On parle ici bien sûr de jalousie et de convoitise. Vis-à-vis des riches, des beaux, des jeunes ou, tout simplement, de ceux qui ont du succès. Un duo qui manquait d'originalité et de piquant, malgré la bonne tenue des humoristes invités.

Le meilleur numéro: Jérémy Demay

Jérémy Demay a commencé son numéro en parlant des gens qui l'enviaient parce qu'il est grand - il mesure 6 pieds 5 pouces. L'humoriste d'origine française a entrepris de raconter ses mésaventures dans les espaces restreints des avions, notamment dans les toilettes. Il a réussi à faire un lien avec les itinéraires choisis par les pilotes et les messages incompréhensibles des commandants de bord. Hilarant.

La meilleure blague: Adib Alkhalidey

On en a retenu deux : Adib Alkhalidey nous a bien fait rire en parlant des enfants qui se jettent par terre lorsqu'ils ne veulent pas faire quelque chose. «Je ne comprends pas pourquoi on a abandonné ce pouvoir de négociation!» Mais aussi Katherine Levac, qui disait regretter ne pas être née au XVIIe siècle. «Je préférerais mourir en criant "au diable, le peuple!" qu'en textant "lol" en conduisant.»

Le pire numéro: Guillaume Wagner

Guillaume Wagner ne peut pas être au sommet de son art tous les soirs (c'est le marathonien du gala). Son numéro sur son «envie» vis-à-vis des enfants juifs orthodoxes (en évoquant leur nombre) était mal ficelé, puis il s'est empêtré dans des blagues vaseuses sur le système capitaliste et sur le fait qu'il n'avait plus à être «fourrable» maintenant qu'il a une blonde...

La pire blague: Maxim Martin

Anaïs Favron et Maxim Martin n'ont pas réussi à faire décoller le gala avec leur numéro d'ouverture, beaucoup trop sage et convenu. Leurs blagues sur ce qu'ils s'envient mutuellement manquaient de mordant. «Tous les autres animateurs m'envient parce que j'anime ce gala avec Anaïs Favron», a lancé Maxim Martin avant de lui dire : «Je t'envie parce que t'es compacte. Dans un road trip, tu prends pas de place...»

La révélation: Simon Gouache

Contrairement à de nombreuses jeunes recrues qui hurlent sur scène et ruent dans les brancards, Simon Gouache se démarque par son calme et son aisance sur scène. Il a réussi haut la main son numéro où il affirme que finalement, ce sont les garçons qui sont compliqués, pas les filles. Il était sublime dans son incarnation du gars qui passe une soirée seul à imaginer des trucs bizarres.

La surprise: les Denis Drolet et Dominic et Martin

Juste pour rire a réuni deux duos qui personnellement me laissent de glace : les Denis Drolet et Dominic et Martin. Mais allez savoir pourquoi, en les réunissant sur scène dans ce numéro où les deux paires d'humoristes se disputent le temps d'une scène en se dénigrant mutuellement, on rit beaucoup. Peut-être justement parce qu'ils se lancent des vannes. Une bonne dose d'autodérision, qui nous a tout à fait plu.

Paradis ou enfer?

Il y a bien eu des moments forts dans ce gala de deux heures, notamment avec Jérémy Demay et Adib Alkhalidey, mais aussi avec Katherine Levac, Simon Gouache et Michel Barrette, mais le numéro d'ouverture des animateurs était prévisible et plat et l'ensemble des numéros avaient tendance à aborder les mêmes sujets, même si certains ont quand même réussi à être créatifs.

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