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Montréal Festimania forcé de suspendre ses activités

L'organisme Montréal Festimania chapeaute les activités promotionnelles de... (Photo fournie par Montréal Festimania)

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L'organisme Montréal Festimania chapeaute les activités promotionnelles de 12 festivals tenus en juillet.

Photo fournie par Montréal Festimania

Aux prises avec le retrait de ses bailleurs de fonds publics, Montréal Festimania, organisme chapeautant les activités promotionnelles de 12 festivals montréalais tenus en juillet, a mis en veilleuse ses activités pour un an, a appris La Presse.

Le 11 juin dernier, la Ville de Montréal a décidé de se retirer du financement de l'organisme, à qui elle devait verser 150 000$ en 2014. Les organismes Tourisme Québec et Tourisme Montréal seraient aussi en voie de retirer leurs billes.

«On a un mea-culpa à faire, reconnaît Marc Lamothe, président du conseil d'administration de Festimania et codirecteur général de FantAsia. Nous n'avons peut-être pas eu les résultats escomptés à la vitesse que nous devions les avoir. Je respecte cette décision [des subventionnaires], puisque ce sont des fonds publics. Mais nous sommes extrêmement satisfaits de l'expérience, dans la mesure où Festimania a amené une qualité d'écoute et de collaboration entre les festivals. Ce qui a été semé entre nous va continuer.»

Dans le sommaire de sa décision de retirer la subvention, le comité exécutif de la Ville de Montréal est plus sévère. 

«La stratégie Festimania fait clairement apparaître un conflit de marques; les festivals et événements participants prioriseront toujours leur propre marque par rapport à une bannière intégratrice dont la notoriété est faible, ce qui est compréhensible», peut-on lire dans le document.

Promouvoir les festivals à l'étranger

Le projet Festimania a été lancé par Gilbert Rozon, qui rêvait d'agglomérer les festivals estivaux montréalais à la manière de ceux d'Édimbourg, en Écosse. 

Lancé en 2011, l'organisme regroupait l'International des Feux Loto-Québec, Montréal complètement cirque, Juste pour rire, Heavy Mtl, Osheaga, Nuits d'Afrique, MEG Montréal, Présence Autochtone, Fantasia, Mode et Design Montréal, Divers Cité et Zoofest. 

L'organisme parapluie avait pour objectif de donner à Montréal et à ses festivals une plus grande notoriété sur la scène internationale.

Toujours selon le sommaire décisionnel, la Ville de Montréal et Tourisme Québec auraient investi chacun 250 000$ par année, en 2011 et en 2012, dans le projet. 

À l'automne 2012, ils ont demandé à Festimania de «clarifier ses objectifs» et d'«augmenter substantiellement sa notoriété locale». Ils ont ramené leurs contributions à 150 000$ chacun en 2013 et en 2014. Tourisme Montréal prévoyait par ailleurs investir 35 000$ en 2013 et 20 000$ cette année, indique le document.

Un des outils utilisés par Festimania pour se faire connaître localement a été la carte gratuite Festi+, qui donne droit à des rabais et promotions. L'organisme invitait aussi des médias et se manifestait à des événements (comme South By Southwest) pour se faire connaître à l'étranger.

Partenaire de Festimania, à qui il fournissait des services, l'organisme La Vitrine.com estime que l'essence du projet était très valable. «Les festivals se parlent plus que jamais, affirme la directrice générale, Nadine Gelly. Ils essaient de faire des choses ensemble. Mais ils étaient très jeunes. Il fallait leur laisser un peu plus de temps pour mieux rayonner. [...] J'y croyais, j'ai défendu le projet et je serai encore là pour le défendre.»

Chacun des festivals étant plongé dans l'organisation de son édition 2014, Marc Lamothe mentionne que les dirigeants ont la volonté de se revoir à l'automne pour faire le point et, espère-t-il, relancer Festimania en 2015.

Olivier Guimond à la place des Festivals

Signe que Festimania a eu des retombées positives, Marc Lamothe cite en exemple la collaboration entre Fantasia et Juste pour rire dans César à la belle étoile, un projet commun autour du centenaire de la naissance d'Olivier Guimond.

Ce projet est un condensé (d'une durée de 75 minutes) de 36 heures de César, première série télévisée animée par Olivier Guimond en 1959 sur les ondes de Radio-Canada. Émission jeunesse de pantomime, elle rend hommage au cinéma muet. L'intégrale de la série a été retrouvée il y a deux ans à Bibliothèque et Archives nationales.

«Gilbert Rozon nous a proposé une collaboration pour présenter un condensé de l'émission, qui n'avait pas été revue depuis sa diffusion originale. Nous en avons pris les meilleurs extraits, qui seront projetés le 14 juillet sur la place des Festivals», s'enthousiasme le codirecteur général de Fantasia.

- Avec la collaboration de Karim Benessaieh




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