Aude Seigne: entre littérature et technologie

L'auteure suisse Aude Seigne présente son nouveau roman... (PHOTO ROMAIN GUÉLAT, FOURNIE PAR LES ÉDITIONS ZOÉ)

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L'auteure suisse Aude Seigne présente son nouveau roman Une toile large comme le monde au Salon du livre de Montréal à titre d'invitée d'honneur.

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À 32 ans, l'auteure suisse Aude Seigne compte déjà trois romans à son actif. De passage au Salon du livre de Montréal à titre d'invitée d'honneur, elle en profite pour présenter son nouveau roman, Une toile large comme le monde, une dystopie sur fond de technologie parue en août dernier.

« J'aime beaucoup les univers dystopiques, post-apocalyptiques, confie-t-elle. Même si c'est différent de ce que j'avais écrit jusqu'à présent, je me suis dit "il faut oser". »

Pour Aude Seigne, l'écriture a commencé très jeune. « J'avais demandé une machine à écrire pour mes 10 ans. J'écrivais des poèmes, des petites histoires... J'ai surtout écrit de la poésie jusqu'à la fin de l'adolescence, puis des nouvelles, et l'idée de publier est venue par la suite. »

Après avoir remporté le prix Nicolas Bouvier pour son premier roman publié en 2011, Chroniques de l'Occident nomade, la jeune auteure a fait paraître un deuxième titre en 2015, Les neiges de Damas, inspiré d'un voyage en Syrie effectué dans le cadre d'un stage universitaire. L'idée d'écrire un roman portant sur la technologie s'est ensuite imposée.

Écrire pour les réseaux sociaux

« Je n'avais pas encore terminé mes études quand j'ai trouvé un travail en communication web à Genève, donc j'ai été formée à écrire pour internet et les réseaux sociaux. J'avais déjà un goût pour la technologie, que j'avais complètement laissée de côté parce que je faisais des études plutôt classiques et littéraires - comme si c'étaient deux choses complètement disjointes », dit-elle.

Le retour à ses passions premières a été l'élément déclencheur qu'il fallait pour écrire Une toile large comme le monde. Son projet, d'abord très vague, s'est alors mué en une sorte de tableau de notre utilisation des technologies.

« J'ai fait énormément de recherches et je me suis rendu compte qu'elles se centraient sur la question "comment faire s'il n'y avait plus internet". »

Même si elle admet sans ambages que nous sommes aujourd'hui « complètement dépendants de la technologie », elle demeure très présente sur les réseaux sociaux - d'autant plus que l'écriture l'amène désormais à multiplier ses déplacements. « Internet, c'est aussi mon outil de travail », souligne-t-elle.

Aude Seigne travaille actuellement sur un nouveau projet de série avec deux autres auteurs, qui devrait sortir sous forme de livre en janvier. « J'ai toujours beaucoup de projets mais je n'ai pas eu beaucoup de temps pour me remettre à l'écriture depuis la sortie de mon livre. »

En attendant de replonger, elle continue de s'impliquer avec l'Association des jeunes auteurs romands (AJAR), un collectif suisse qui va bientôt fêter ses six ans et qui réunit une vingtaine d'auteurs âgés de 25 à 35 ans pour des jeux littéraires « un peu fous ».

Souvenir de Salon : Une rencontre surprenante

« J'étais au Salon du livre de Genève pour mon premier livre. Dans le roman, je parle d'un professeur - je ne dis pas son nom, mais j'écris "un professeur de philosophie aux mains maigres" - qui avait dit une phrase en cours qui m'avait frappée et que j'avais retranscrite. Il est venu au Salon, s'est planté devant moi et a répondu à ce qu'il avait dit des années plus tôt, comme si je devais savoir exactement de quoi il parlait alors que ça faisait des années que je ne l'avais pas vu ! »




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