Affaire Van Gogh: le musée d'Amsterdam refuse le débat

Vincent Van Gogh, le brouillard d'Arles...

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Vincent Van Gogh, le brouillard d'Arles

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Agence France-Presse
La Haye

Le musée Van Gogh d'Amsterdam, qui conteste l'authenticité d'un carnet de dessins inédits attribués au peintre néerlandais, a refusé mardi la proposition des éditions françaises du Seuil de tenir un débat public sur le sujet, affirmant «ne pas avoir reçu de réponses» à ses questions.

«Étant donné que le carnet soulève plus de questions qu'il n'apporte de réponses, nous avons d'abord besoin de disposer des faits», a indiqué le musée dans un communiqué.

Celui ci appelle le Seuil et la spécialiste canadienne de l'oeuvre du peintre néerlandais, Bogomila Welsh-Ovcharov, «à présenter des réponses claires et ouvertes à tous nos commentaires, aux éléments nécessitant une clarification et aux questions soulevées». «Pour l'instant, nous ne voyons pas l'utilité de tenir un débat», a ajouté le musée.

Le 15 novembre, les éditions du Seuil avaient présenté le livre Vincent Van Gogh, le Brouillard d'Arles, Carnet retrouvé, signé de Bogomila Welsh-Ovcharov, qui reproduit 65 dessins inédits attribués au peintre à l'oreille coupée.

Le même jour, le musée Van Gogh d'Amsterdam, où se trouve la plus large collection d'oeuvres du célèbre peintre néerlandais, assurait que les dessins n'étaient que des «imitations», évoquant notamment le type d'encre et de papier, le style ou des erreurs topographiques.

Dans l'espoir de «mettre un terme» à la polémique, l'éditeur avait proposé un débat public avec le musée, tout en contestant son autorité.

Les dessins ont été réalisés non sur un carnet à dessin mais sur un livre de comptes, ce qu'on appelait un «brouillard», du Café de la Gare, un établissement où Van Gogh séjourna au crépuscule de sa vie.

Selon l'éditeur, ce sont les époux Ginoux, propriétaires du Café, qui offrirent ce carnet à Vincent Van Gogh lors de son séjour dans leur pension. Entre février 1888 et mai 1890, le peintre l'utilisa pour y capter des paysages, des portraits (notamment celui de Gauguin), et son autoportrait lors de son séjour en Provence.

Van Gogh le restitua finalement aux Ginoux qui l'entreposèrent avec d'autres livres comptables où il dormira pendant plus d'un siècle.

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