Festival Mural 2016: objectif maturité

Felipe Pantone au travail.... (PHOTO JUDY ROLLER, FOURNIE PAR LE FESTIVAL MURAL)

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Felipe Pantone au travail.

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Le printemps s'en vient... et il s'achèvera, cette année encore, avec le festival d'art urbain Mural, qui sera de retour à Montréal du 9 au 19 juin. Le secteur du boulevard Saint-Laurent s'embellira de 50 nouvelles oeuvres murales créées par une vingtaine d'artistes internationaux et locaux - dont le muraliste argentino-espagnol Felipe Pantone, a appris La Presse.

Trois ans après sa mise sur pied par les créateurs André Bathalon, Yan Cordeau, Alexis Froissart et Nicolas Munn-Rico, le festival Mural veut croître prudemment. L'an dernier, sa durée était passée de 4 à 11 jours. Le festival durera encore 11 jours cette année.

«L'an dernier, ça représentait une grosse croissance. Le but, cette année, est de gagner en maturité, dit André Bathalon. On ne veut pas faire de crise d'adolescence, mais avoir un festival qui grandit bien.»

Même durée que l'an dernier. Même nombre d'artistes. Mais une programmation dense, avec des installations, des vernissages, des conférences, des spectacles de musique de groupes plus connus et même des murales au sud de la rue Sherbrooke - si Mural obtient les permis nécessaires.

Ce prolongement vers le sud permettrait de créer une connexion avec les oeuvres réalisées dans le cadre du grand frère de l'événement d'art urbain, Under Pressure, et avec celles que l'organisme MU a générées aux Habitations Jeanne-Mance et dans les alentours.

Avec son style aux limites du graffiti et... (PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL MURAL) - image 2.0

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Avec son style aux limites du graffiti et de l'art cinétique, Felipe Pantone créera une murale et participera aux installations artistiques

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Un visuel signé Felipe Pantone

Les détails du festival seront annoncés en avril. On sait toutefois que le muraliste argentino-espagnol Felipe Pantone sera l'un des artistes invités. 

Avec son style aux limites du graffiti et de l'art cinétique, Felipe Pantone créera une murale et participera aux installations artistiques.

«Felipe est une vedette montante de l'art urbain, dit André Bathalon. Je suis très content qu'on ait pu l'avoir. C'est un artiste hyper complet. Son visuel est très agréable, avec un style où les années 80 rencontrent les années 2000.»

Mural revient de nouveau en même temps que le Grand Prix de Formule 1, afin de profiter de ses dizaines de milliers de visiteurs. Une manne qui explique en partie le record de visites du site de Mural l'an dernier.

Du point de vue budgétaire, Mural bénéficie, pour la deuxième année, d'une subvention de 50 000 $ accordée par la Ville de Montréal. «Mais cette année, on devrait avoir des commanditaires plus importants», assure M. Bathalon.

Comme chaque année, des murales réalisées précédemment seront effacées pour laisser place à de nouvelles créations, notamment autour du stationnement situé près du quartier général de LNDMRK, organisateur de Mural.

André Bathalon n'était pas en mesure d'indiquer, hier, si la commandite de la Coupe Rogers serait de retour pour la plus grande façade du festival, peinte en 2014 par l'artiste française Kashink et l'an dernier par les Brésiliens de Bicicleta Sem Freio.

Cela dit, il y aura des changements dans ce secteur puisqu'un projet immobilier est en train de naître près du stationnement, au bord de la rue Saint-Dominique, ce qui risque de faire disparaître les murales de l'Espagnol Escif et du Montréalais Chris Dyer. Avis aux collectionneurs d'images...

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