Imagine Brazil: Brésil, terre promise

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À l'arrière, les commissaires Gunnar B. Kvaran et Thierry Raspail avec l'artiste Gustavo Speridião. À l'avant, la commissaire Cheryl Sim (DHC/ART) avec l'artiste Sofia Borges

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

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Mario Cloutier

Un peu comme nous l'avait démontré le Musée des beaux-arts il y a quelques années avec son exposition sur l'art cubain, DHC/ART nous révèle toute la richesse et la pertinence de l'art contemporain brésilien. Brésil, terre promise.

Rodrigo Matheus, Monumento ao Estilo (Monument de style), 2010... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE) - image 1.0

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Rodrigo Matheus, Monumento ao Estilo (Monument de style), 2010

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Thiago Martins de Melo, Teatro Nagô-Cartesiano No 2 : Flor... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse) - image 1.1

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Thiago Martins de Melo, Teatro Nagô-Cartesiano No 2 : Flor do mangue (Théâtre Nago-Cartésienne no 2 : fleur de mangrove) 2012

Photo Patrick Sanfaçon, La Presse

Il y a trois expositions dans l'exposition Imagine Brazil chez DHC/ART : celle des artistes émergents, celle des artistes qui les ont influencés et celle des artistes qui produisent des livres d'artiste. Ça fait beaucoup d'artistes au mètre cube, mais le Brésil en regorge, comme l'ont constaté les commissaires Gunnar B. Kvaran (directeur du Astrup Fearnley Museet d'Oslo) et Thierry Raspail (directeur du Musée d'art contemporain de Lyon).

« L'art brésilien nous a surpris par son originalité tant dans ses tendances conceptuelles, narratives que politiques. Nous sommes face à une production très diversifiée, une fusion de différences tant culturelles et raciales que géographiques ou climatiques », résume Gunnar B. Kvaran.

« On croit, en France, que le monde s'arrête à notre porte. Or, c'est formidable de voir qu'en Amérique du Sud et centrale, les artistes ont joué avec la modernité et ont démontré qu'ils en étaient les égaux », révèle le commissaire Thierry Raspail.

Avec leur collègue Hans Ulrich Obrist (Serpentine Galleries de Londres), ils ont donc sélectionné 14 artistes émergents brésiliens, toutes disciplines confondues, qui ont eux-mêmes suggéré des oeuvres ou artistes les ayant influencés, parmi lesquels on retrouve le chanteur Caetano Veloso. 

« C'est très subjectif comme expo, avoue Thierry Raspail. Nous y sommes allés à l'instinct sans privilégier une forme ou une autre, mais en choisissant ce qui nous paraissait le plus rigoureux. »

AUSSI LARGE QUE LE BRÉSIL

Entre l'art engagé d'un Gustavo Speridião et celui plus expérimental de Sofia Borges (les deux artistes présents lors de la visite de presse), la palette brésilienne est des plus larges. Grandement conceptuelle, elle utilise aussi plusieurs supports : peinture, sculpture, vidéo, installation, entres autres.

« C'est notre 18e exposition à DHC/ART, nous sommes donc majeurs, commente la commissaire montréalaise Cheryl Sim. Gunnar, Thierry et Hans nous montrent comment, dans leur stratégie curatoriale, il faut aborder un pays aussi grand que le Brésil. »

Les artistes brésiliens semblent clairement influencés par l'art contemporain international, mais ils dialoguent avec le reste du monde avec une conscience sociale élevée et une originalité luxuriante, sans complexe ni compromis artistique.

On le voit notamment dans leur vision de ce que doit être un livre d'artiste à l'ère du conceptuel à tout cran. Encore là, inventivité et exubérance stylistique.

Le Brésil fait figure de terre promise dans l'art de notre temps.

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À la galerie DHC/ART jusqu'au 13 mars 2016.

http://dhc-art.org/fr/

Les autres expositions

Camille Henrot

Inspirée par Honoré de Balzac et Aby Warburg, et ayant « erré » parmi les collections du Smithsonian Museum de Washington, l'artiste française Camille Henrot en a tiré une oeuvre vidéo sur l'évolution, la diversité biologique et la soif de connaissance de l'homme. D'une durée de 13 minutes, Grosse fatigue lui a valu le Lion d'argent de la Biennale de Venise en 2013.

Au Musée d'art contemporain de Montréal jusqu'au 10 janvier

http://www.macm.org/

Daniel Dion

Le centre d'art Oboro présente Réflexions, une exposition qui rend hommage à Daniel Dion (1958-2014). Créée par Su Schnee, compagne de Daniel Dion et cofondatrice du centre d'art, l'expo comprend une sélection d'oeuvres de l'artiste et cofondateur d'Oboro, notamment deux qu'il avait imaginées, dont la pièce maîtresse de l'expo, un salon de thé mobile.

Au centre d'art Oboro (4001, rue Berri, Bureau 301) jusqu'au 12 décembre

http://www.oboro.net/fr

Aline Martineau

La Maison Hamel-Bruneau, à Québec, présente une sympathique exposition pour petits et grands intitulée Fanfare et autres pièces. Il s'agit de figurines et d'installations réalisées en divers matériaux - papier, carton, béton et fil de métal - par l'artiste Aline Martineau inspirée par le thème de la fête et de la musique.

À la Maison Hamel-Bruneau (2608, chemin Saint-Louis, Québec) jusqu'au 13 décembre

- Éric Clément

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