Iregular: toucher l'infini

Cave, scénographie, Genève (Suisse), un projet de la... (Photo: fournie par Iregular)

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Cave, scénographie, Genève (Suisse), un projet de la boîte de création numérique Iregular.

Photo: fournie par Iregular

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Mario Cloutier

Les investissements de Québec dans le numérique ne font qu'attester une chose établie: l'art numérique québécois explose sur la scène internationale. Entre l'artiste de pointe Rafael Lozano-Hemmer et les créations plus commerciales de Moment Factory, les nouveaux créateurs s'exportent de plus en plus, comme Daniel Iregui.

La petite boîte de création numérique Iregular, de Daniel Iregui, est née avec le laboratoire numérique du Quartier des spectacles il y a moins de cinq ans. Aujourd'hui, sa créativité est reconnue de Mexico à Vienne en passant par Jérusalem.

Sa dernière création, Surface & Bottom, est montrée jusqu'à samedi à Bogota. Ensuite, direction Mexico en octobre avec Mutek. Retour en Europe par la suite avec des installations interactives au Danemark et en Autriche.

Daniel Iregui et sa petite équipe - François Loubert-Hudon et David Surprenant - ont aussi participé à tout ce qu'il y a de festivals à Montréal. Iregular était encore de McLaren mur à mur - avec le cinéaste d'animation Theodore Ushev - au printemps dans le Quartier des spectacles, mais là, c'est le monde qui appelle.

«Nous venons de travailler dans un espace public de Vienne, un nouveau quartier qui souhaite faciliter la communication entre les résidants de sorte que l'espace ne soit ni froid ni inanimé, raconte Daniel Iregui. Ça tombe bien parce ce qui m'intéresse désormais, c'est de créer surtout des oeuvres interactives.»

La technologie qui rassemble

Iregular crée, conçoit et programme des installations, des sites expérientiels, des applications mobiles, des scénographies, que ce soit pour des événements artistiques, des spectacles ou des clients commerciaux comme Moment Factory.

L'immersion, l'interaction, la participation active du public à l'oeuvre. Voilà les nouveaux défis de l'art numérique que tente de relever Iregular.

«Nous oeuvrons au carrefour de l'architecture, de la technologie et de l'art public, continue M. Iregui. J'aime l'idée de passer de l'abstrait au concret par la participation du public. Il n'y a rien qui m'intéresse moins qu'un spectateur passif.»

Le créateur ne voit pas de limite aux nouvelles manières d'investir l'espace public avec l'art, que ce soit à l'aide de la voix, de surfaces tactiles ou d'appareils numériques, tels les téléphones et les tablettes.

L'expérience ultime, selon lui, serait de donner l'impression, d'une certaine façon, de «toucher à l'infini», puisque la présence d'humains en interaction à l'aide de la technologie peut démultiplier les possibilités créatives.

«Comme créateur, ça me stimule beaucoup. Ce qui me fascine, c'est l'idée que des gens interagissent les uns avec les autres dans l'espace public à l'aide de la technologie. On dit souvent que la technologie isole les gens. Je pense qu'on est en mesure de prouver le contraire en temps réel, dans un même lieu.»

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Pour voir un aperçu de la palette créatrice d'Iregular: iregular.io

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