Les marchés en léger repli avec le pétrole

Les investisseurs ne sont guère encouragés à prendre... (Photo Richard Drew, AP)

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Les investisseurs ne sont guère encouragés à prendre des risques face à un marché pétrolier en légère baisse, vu le pessimisme général sur les chances d'une résorption de l'offre, et dans l'attente du début de la saison trimestrielle des résultats d'entreprises, la semaine prochaine.

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Agence France-Presse

Wall Street a légèrement baissé hier, tirée vers le bas par une forte baisse des cours pétroliers, à l'issue d'une séance dans l'ensemble peu animée face à une faible actualité économique américaine: le Dow Jones a perdu 0,31% et le Nasdaq 0,46%.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Ia cédé 55,75 points à 17 737,00 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 22,75 points à 4891,80 points.

Très suivi par les investisseurs, le S&P 500, un indice élargi, a reculé de 6,65 points, soit 0,32%, à 2066,13 points.

«La Bourse a un peu baissé en suivant les cours du pétrole», a mis en avant Peter Cardillo, économiste en chef chez First Standard Financial.

Les cours du pétrole ont encore baissé d'environ un dollar le baril, malgré des tentatives de stabilisation, dans un marché découragé par le manque de motivation manifesté par l'Arabie Saoudite, l'Iran et la Russie pour stabiliser une offre surabondante.

Pour le reste, Wall Street reste plutôt bien disposée, après une semaine de nette hausse, et sa baisse «n'a rien de grave», a jugé M. Cardillo, remarquant en outre un peu de nervosité à l'approche de la saison des résultats d'entreprises du premier trimestre.

Ce déclin, néanmoins, «montre que la Bourse est à un niveau élevé, auquel elle devient assez fragile», a-t-il prévenu.

Les investisseurs américains, qui ont récemment été stimulés par la prudence manifestée par la Réserve fédérale (Fed), n'ont par ailleurs guère trouvé d'éléments susceptibles de relancer leur enthousiasme, puisque le calendrier économique de lundi était assez vide aux Etats-Unis.

«On a pris connaissance d'un chiffre sur les commandes industrielles», retombées dans le rouge en février aux Etats-Unis, «mais ce n'était pas très notable car on avait largement pu l'anticiper après un chiffre la semaine précédente sur les commandes de biens durables, a précisé Chris Low, de FTN Financial, évoquant lui aussi «une ambiance plutôt attentiste».

Parmi les valeurs, les groupes de services pétroliers Halliburton et Baker Hughes ont respectivement cédé 3,1%  et 3,5% après l'annonce que les autorités américaines comptaient poursuivre  en justice un fonds activiste dans le cadre de leur projet de fusion.

Le spécialiste des voitures électriques Tesla, qui a fait part de commmandes bien supérieures aux attentes pour son futur modèle d'entrée de gamme (Model 3), a gagné 4% à 246,99 $US.

Alaska Air, compagnie aérienne de Seattle, a perdu 3,77% après avoir annoncé le rachat pour quatre milliards de dollars de Virgin America, qui s'est envolée de 41,7% , pour créer le cinquième acteur du secteur aux Etats-Unis.

La pression sur les prix des matières premières a eu un impact sur la Bourse de Toronto.

Les actions liés aux métaux, à l'or et à l'énergie ont eu la plus grande influence sur l'indice composé S&P/TSX, qui a retraité de 104,29 points à 13 336,15 points.

Le dollar canadien a aussi perdu des plumes pour une troisième séance de suite, se dépréciant de 0,34 cent US à 76,50 cents US.

Le cours du pétrole brut, qui est brièvement repassé au-dessus de la barre des 40 $ US à la mi-mars, a cédé lundi 1,09 $ US à 35,70 $ US à la Bourse des matières premières de New York.

Le prix du cuivre a pour sa part effacé 2 cents US à 2,14 $ US la livre, tandis que le cours du lingot d'or a laissé 4,20 $ US à 1219,30 $ US l'once à New York.

- Avec PC




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