Wall Street s'essouffle et finit sur un recul

Wall Street s'est essoufflée mardi jusqu'à finir la séance en baisse: le Dow... (PHOTO BRENDAN MCDERMID, REUTERS)

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Agence France-Presse
New York

Wall Street s'est essoufflée mardi jusqu'à finir la séance en baisse: le Dow Jones a perdu 0,03% et le Nasdaq 0,14%.

Selon des résultats définitifs à la clôture, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a cédé 5,43 points à 17.797,00 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 7,08 points à 4.910,23 points.

L'indice élargi S&P 500, sur lequel se basent de nombreux investisseurs, a cédé 0,21%, soit 4,29 points, à 2.076,33 points.

En hausse à l'ouverture, dans le sillage des grandes Bourses européennes et asiatiques, le marché new-yorkais a fini par s'essouffler, faute de grosses informations.

L'annonce que le spécialiste de la messagerie FedEx allait acheter son concurrent néerlandais TNT Express pour 4,4 milliards d'euros, profitant de la faiblesse de la monnaie européenne, a d'abord donné un coup de fouet au marché, mais il a fini par s'épuiser.

«Nous restons dans des marges très étroites», dont le marché ne voit pas de raison de sortir, a commenté Kenny Landgraf, chez Kenjol Capital Management.

«Pour l'instant c'est un marché qui fait du surplace», a-t-il souligné, avec des indices qui restent sensiblement au même niveau qu'en décembre.

M. Landgraf a ajouté que le marché entrait dans une période, d'avril à septembre, «où il y a une faiblesse saisonnière».

En tout état de cause, en l'absence d'information majeure sur l'économie, les investisseurs se focalisent désormais sur la saison des résultats des entreprises, qui sera inaugurée mercredi soir quand le géant de l'aluminium Alcoa exposera sa performance du premier trimestre.

«La question est de savoir si elles ont suffisamment abaissé leurs prévisions» pour que les résultats publiés puissent être présentés comme de bonnes surprises, a-t-il dit, ou si le marché risque d'être déçu.

«Si les résultat déçoivent cela pourrait freiner le mouvement de hausse» constaté ces derniers jours, a commenté de son côté Steven Rosen, à la Société Générale, décrivant un marché généralement atone, marqué par «la faiblesse des volumes et un manque de conviction».

Les investisseurs s'attendent déjà à des performances sans éclat: la société d'analyse financière Standard and Poor's table sur un déclin de 3% des bénéfices des composantes de l'indices S&P 500, sous le coup notamment de l'hiver rigoureux et du renchérissement du dollar qui pénalise les exportations.

Les mauvais chiffres de l'emploi aux Etats-Unis pour mars, qui ont fait apparaître vendredi dernier un subit ralentissement des créations de postes, ont contribué à préparer les esprits à une certaine médiocrité.

Le marché obligataire était en hausse. Vers 20H20 GMT, le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 1,885% contre 1,898% lundi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,520% contre 2,556% précédemment.




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