Wall Street finit en forte hausse

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Dans l'ensemble, «on a du mal à déterminer» une cause précise au récent rebond de Wall Street, a reconnu Patrick O'Hare de Briefing.com, citant lui aussi l'évolution du marché pétrolier et la situation en Grèce, ainsi que des raisons techniques.

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a fini en forte hausse mardi, stimulée par un rebond des cours du pétrole et un apaisement perceptible entre les nouveaux dirigeants grecs et les institutions européennes.

La Bourse de Toronto a clôturé en forte hausse, alors que les actions du secteur de l'énergie profitaient de la croissance du cours du pétrole. Le secteur torontois de l'énergie a gagné 4%, le cours du pétrole brut ayant bondi de 3,48 $ US à 53,05 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York. 

Le dollar canadien s'est pour sa part apprécié de 1,16 cent US à 80,67 cents US, après avoir pris la veille plus de 0,8 cent US.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX 15 062,88 / 162,41 (1,09%)
  • Dow Jones 17 666,02 / 304,98 (1,76%)
  • S&P 500 2 049,94 / 29,09 (1,44%)
  • NASDAQ 4 727,74 / 51,05 (1,09%)

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«Parmi les choses qui inquiétaient le marché la semaine dernière, plusieurs sont mises de côté», a jugé Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management. «Le prix du baril de pétrole ne va pas tomber à 30 dollars, et on entrevoit une résolution en Grèce.»Pour la troisième séance de suite, les prix du pétrole, qui ont chuté de moitié depuis juin, ont fortement rebondi à New York, atteignant à plus de 50 dollars leur plus haut niveau de l'année et profitant d'un accès de faiblesse du dollar ainsi que d'éléments jugés encourageants sur une baisse de l'offre.

En ce qui concerne la Grèce, les nouveaux dirigeants, issus pour la plupart de la gauche radicale, ont commencé à tester leurs idées pour sortir leur pays de la spirale de la dette, dans un esprit de compromis bien accueilli à Rome où ils ont été reçus mardi.

La Bourse d'Athènes, qui faisait grise mine depuis la victoire du parti Syriza il y a huit jours, a clôturé en hausse de 11,27%.

À New York, le contexte d'optimisme nuisait au marché obligataire, traditionnel refuge des investisseurs nerveux, qui baissait fortement. Vers 16 h 30, le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 1,790% contre 1,666% lundi soir, et celui à trente ans à 2,382% contre 2,249%.

«Ceci dit, beaucoup d'inquiétudes du marché sont toujours là», a nuancé Mace Blicksilver. «Ce n'est pas le maintien éventuel de la Grèce dans la zone euro qui va changer la faiblesse de l'économie dans l'ensemble de la région.»

«Profitons du rebond aujourd'hui, voire demain, mais d'ici la fin de la semaine, les investisseurs vont se remettre à se préoccuper de ce qui les tracassait en décembre et janvier», a-t-il conclu.

Twitter en hausse 

Parmi les éléments soutenant les valeurs, «les ventes automobiles ont enregistré une croissance robuste en janvier aux États-Unis», ont souligné les experts de la maison de courtage Charles Schwab.

Ainsi, les constructeurs General Motors et FCA US, anciennement Chrysler, qui ont tous deux fait état d'une bonne progression de leurs ventes le mois dernier, ont respectivement avancé de 2,63% à 33,98 dollars, et de 2,64% à 12,05 dollars.

Le rebond des prix du brut profitait au secteur pétrolier, dont les deux principaux acteurs américains, Chevron et ExxonMobil, ont gagné l'un 3,27% à 109,53 dollars et l'autre 2,98% à 92,25 dollars.

Dans le secteur des articles de bureau, Staples a bondi de 10,91% à 19,01 dollars et Office Depot de 21,49% à 9,27 dollars, après un article du Wall Street Journal, selon lequel les deux groupes sont en «discussion avancée» pour fusionner.

Se distinguant de la morosité de la majorité des valeurs technologiques comme Amazon (-0,25% à 363,55 dollars) et Google (+0,21% à 533,30 dollars), le réseau social Twitter, qui va permettre aux annonceurs de publier des publicités sur des sites extérieurs à son réseau, a pris 6,22% à 39,79 dollars.

L'éditeur de logiciels Advent Software, qui va être racheté par le groupe SS&C, pour 2,7 milliards de dollars, a avancé de 6,14% à 43,93  dollars. SS&C a bondi de 9,31% à 59,63 dollars.

La start-up LendingClub, pionnière du prêt entre particuliers, a progressé de 5,35% à 20,29 dollars, après l'annonce d'un partenariat avec le géant chinois Alibaba, qui a lui gagné 0,53% à 90,61 dollars sur sa cotation new-yorkaise.

À l'inverse, Stratasys, spécialiste de l'impression tridimensionnelle, s'est effondré de 28,37% à 57,36 dollars, après avoir dit prévoir une perte nette de plus de 10 millions pour 2015.

Le groupe Rent-A-Center, qui loue des meubles et des équipements électroniques, a chuté de 13,65% à 30,25 dollars, après avoir publié des résultats trimestriels jugés inférieurs aux attentes.




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