Wall Street finit sans direction

«Ce n'est pas un jour très excitant aujourd'hui... (Photo Richard Drew, AP)

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«Ce n'est pas un jour très excitant aujourd'hui sur le marché mais cela n'a rien d'étonnant: il faut digérer les derniers sommets» atteints par les indices new-yorkais en fin de semaine dernière, a expliqué Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.

Photo Richard Drew, AP

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a fini sans direction lundi, restant proche des niveaux record atteints vendredi malgré la chute d'un secteur énergétique déstabilisé par le plongeon des prix du pétrole: le Dow Jones a cédé 0,14% mais le Nasdaq a gagné 0,18%.

Selon les résultats à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a reculé de 24,28 points, à 17.366,24 points, tandis que le Nasdaq a avancé de 8,17 points, à 4.638,91 points.

L'indice élargi S&P 500 a lâché 0,01%, ou 0,24 point, à 2.017,81 points.

«Il n'est pas inhabituel d'observer une petite pause des indices après des sommets», a relevé Michael James, de Wedbush Securities. Les indices vedettes Dow Jones et S&P 500 avaient fini à des niveaux inédits vendredi.

Et «au vu de la contre-performance du secteur énergétique après la chute de près de 2 dollars du WTI, le marché s'est même très bien maintenu», a jugé M. James.

En déroute depuis la mi-juin comme le Brent de Londres, les prix du pétrole coté à New York (WTI) ont terminé à leur plus bas depuis fin juin 2012 lundi, plombés notamment par la hausse du dollar et des craintes sur l'abondance de l'offre.

Les majors pétrolières américaines, comme ExxonMobil et Chevron, ont été touchées de plein fouet «tout comme une grosse partie du secteur des matières premières, affecté par la hausse du dollar» qui rendait leurs produits plus chers à l'exportation, a relevé Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.

Or «le secteur énergétique pèse lourd, représentant entre 10% et 12% du S&P 500», a précisé Michael James.

D'autre part, les opérateurs ont digéré une série d'indicateurs en demi-teinte de par le monde.

Aux États-Unis, si l'activité dans le secteur manufacturier a augmenté plus que prévu en octobre, dans l'immobilier, les dépenses de construction ont reculé en septembre pour le deuxième mois consécutif, surprenant les analystes qui tablaient sur un rebond.

Outre-Atlantique, le secteur manufacturier de la zone euro a continué à stagner en octobre, et en Chine, l'indice PMI d'activité publié par HSBC a montré que la croissance de la production manufacturière a peu progressé.

Les investisseurs abordaient aussi les élections législatives de mi-mandat mardi aux États-Unis avec prudence.

«On anticipe plutôt une victoire des républicains au Sénat, ce qui serait bien accueilli par Wall Street qui espère l'adoption d'un ton plus favorable au monde des affaires» à Washington, a souligné Mace Blicksilver. «Mais rien n'est encore sûr et les investisseurs restent sur leurs gardes», selon lui.

Les investisseurs espéraient notamment qu'un retour des républicains aux affaires se traduise par «d'éventuelles réformes sur les impôts des sociétés, l'autorisation de l'oléoduc Keystone XL, ou encore la révision de la loi Dodd-Frank» sur la réforme de Wall Street, a détaillé le gérant de portefeuilles.

Le marché obligataire a reculé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a avancé à 2,348% contre 2,335% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,066% contre 3,060%.




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