Wall Street finit en nette hausse

Les investisseurs new-yorkais avançaient sans grande conviction depuis... (Photo Richard Drew, archives AP)

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Les investisseurs new-yorkais avançaient sans grande conviction depuis le début de la séance, mi-figue, mi-raisin au lendemain de la décision de la Réserve fédérale.

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a fini en nette hausse jeudi, emmenée par son indice Dow Jones qui a bénéficié de la performance industrielle applaudie de Visa et par des chiffres encourageants sur la croissance américaine.

La Bourse de Toronto a clôturé en baisse jeudi, le désinvestissement dans le groupe des actions de sociétés aurifères ayant été accéléré par le recul du cours du lingot d'or.

Le dollar canadien s'est pour sa part déprécié de 0,04 cent US à 89,32 cents US.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX 14 458,69 / -68,88 (-0,47%)
  • Dow Jones 17 195,42 / 221,11 (1,30%)
  • S&P 500 1 994,65 / 12,35 (0,62%)
  • NASDAQ 4 566,14 / 16,91 (0,37%)

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«Le Dow Jones a fini bien plus haut que le reste du marché car il a profité de la performance de Visa» qui a grimpé de plus de 10%, a noté Art Hogan, de Wunderlich Securities.

L'émetteur de cartes de crédit, l'une des 30 valeurs du DJIA, a été dopé par un bénéfice net meilleur qu'attendu et l'annonce d'un programme de rachats d'actions de 5 milliards de dollars.

«Cela ne reflète pas forcément l'humeur générale du marché mais le fait que tous les indices aient fini dans le vert au lendemain du communiqué de la Réserve fédérale est une bonne nouvelle en soi», a estimé M. Hogan.

En effet, la banque centrale a mis comme attendu un terme à son programme de rachats d'actifs et adopté un ton jugé plus ferme, prévenant que si l'économie américaine se raffermissait, une première hausse des taux «pourrait intervenir plus tôt» que prévu.

Or la politique ultra-accommodante menée par la Fed ces dernières années a très largement contribué à l'essor des marchés financiers et les investisseurs se montraient jusque-là très frileux à chaque évocation d'un resserrement anticipé des taux, craignant un retour de bâton sévère sur les marchés.

Mais «on a une croissance américaine plus vigoureuse qu'attendu au troisième trimestre et les résultats d'entreprises sur cette période s'avèrent aussi meilleurs», ce qui nourrit l'optimisme des investisseurs, selon M. Hogan.

Le Produit intérieur brut des États-Unis a progressé de 3,5% ce trimestre-là, contre 3% attendus, une bonne nouvelle même si cela représente un ralentissement par rapport au deuxième trimestre.

D'autre part, les courtiers ont noté un bref incident technique sur le New York Stock Exchange qui a perturbé les échanges pendant environ 10 minutes, peu avant 14 h, sans affoler les investisseurs.

«Si cela était intervenu un jour de baisse, cela aurait pu ajouter à la panique, mais ce n'était pas le cas aujourd'hui», a commenté M. Hogan.

L'annonce d'une légère augmentation des inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis est passée relativement au second plan, le taux de chômage dans le pays se situant à son plus bas niveau depuis six ans, à 5,9% en septembre.

Le New York Times déçoit 

La société spécialisée dans la perte de poids Weight Watchers International a plongé de son côté de 13,12% à 25,56 dollars, plombée par une baisse du nombre de ses membres abonnés (12,5%) sur un an au troisième trimestre.

Pénalisé par des résultats peu convaincants, le groupe de produits frais Kraft Foods a reculé de 1,32% à 56,16 dollars.

Le groupe New York Times a quant à lui chuté de 4,93% à 12,74 dollars, en dépit de pertes moins importantes qu'à la même période en 2013 et une progression de son chiffre d'affaires. Le journal, qui vient d'annoncer la suppression de 100 postes dans sa rédaction, prévoit la baisse des ses revenus publicitaires le trimestre prochain, selon un communiqué.

Le groupe américano-canadien d'informations Thomson Reuters, qui a vu son bénéfice net baisser de 15% au troisième trimestre, a cédé 0,03% à 37,34 dollars.

Le groupe informatique Microsoft, qui a sorti jeudi aux États-Unis son premier accessoire vestimentaire connecté, un bracelet aux applications tournées vers la forme et la santé, a abandonné 1,22% à 46,05 dollars.

Après avoir atteint de nouveaux records historiques cette semaine, Facebook a reculé de 2,31% à 74,11 dollars - il avait déjà perdu plus de 6% la veille à la suite de l'annonce de gros investissements - et Apple de 0,34% à 106,98 dollars, pesant sur le Nasdaq.

Le marché obligataire a progressé: le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,305% contre 2,323% mercredi soir, et celui des bons à 30 ans a 3,036% contre 3,048%.




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