Wall Street termine en ordre dispersé

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«Il semble qu'on entre dans une période de mini-correction, ce qui en soi n'est pas étonnant après la hausse quasi continue des indices depuis plusieurs années», a commenté Alan Skrainka de Cornerstone Wealth Management.

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Agence France-Presse
New York

La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé, restant sur la réserve face aux inquiétudes sur la croissance mondiale et avant le rapport sur l'emploi.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX 14 760,64 / -44,80 (-0,30%)
  • Dow Jones 16 801,05 / -3,66 (-0,02%)
  • S&P 500 1 946,17 / 0,01 (0,00%)
  • NASDAQ 4 430,19 / 8,10 (0,18%)
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La Bourse de Toronto a continué de perdre des plumes jeudi, les actions liées aux ressources naturelles ayant généralement reculé, plombées par la dégringolade des prix du pétrole et du cuivre.

Après avoir culbuté de 115 points mercredi, l'indice composé S&P/TSX a échappé jeudi 44,8 points, pour terminer à 14 760,64 points, une chute qui aurait pu être bien pire si ce n'avait été des gains des titres aurifères. Le cours du pétrole brut a reculé sous la barre des 90 $ US pour la première fois depuis avril 2013, tandis que le prix du cuivre a touché un creux de six mois.

Le dollar canadien s'est pour sa part apprécié de 0,07 cent US à 89,58 cents US.

«Le marché est dans une phase d'évaluation», a estimé Sam Stovall de S&P Capital IQ.

Les investisseurs ne voulaient pas d'une part être pris au dépourvu avant la diffusion vendredi du rapport mensuel sur l'emploi aux États-Unis, un document observé très attentivement par la banque centrale américaine.

Ils tentaient par ailleurs de jauger «l'impact sur le marché de plusieurs facteurs à risque inquiétants» comme la découverte du premier porteur du virus Ebola aux États-Unis, le dollar fort ou les craintes sur l'économie mondiale, a ajouté le spécialiste.

En Europe notamment, alors que l'économie peine à redémarrer, «on attend de voir si les annonces de Mario Draghi vont vraiment être efficaces», a relevé Alan Skrainka de Cornerstone Wealth Management.

La Banque centrale européenne a décidé de laisser son principal taux directeur inchangé, au niveau historiquement faible de 0,05%, et son patron M. Draghi a échoué à convaincre vraiment les marchés en présentant un programme de rachats de titres adossés à des créances (ABS) dès le quatrième trimestre 2014 et d'obligations sécurisées («covered bonds») à partir de mi-octobre, sans en préciser le volume.

De l'autre côté de l'Atlantique, les indicateurs étaient mitigés.

Côté positif, les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage ont reculé de façon inattendue aux États-Unis. Les commandes reçues par les industries manufacturières aux États-Unis ont en revanche accusé une chute record en août, du fait du secteur aéronautique.

La propension du marché à la morosité a été accentuée par des propos de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui a dit craindre une longue période de croissance économique «médiocre» dans le monde, sous la pression des aléas géopolitiques et les risques de volatilité financière.

«Dans l'ensemble, l'économie mondiale est plus faible que ce qu'on avait envisagé il y a six mois», a-t-elle aussi affirmé dans un discours à Washington, laissant entendre que son institution pourrait revoir à la baisse ses prévisions économiques mardi prochain.

Tesla entretient le mystère 

Sur le front des valeurs, le constructeur de voitures électriques Tesla est monté de 4,65% à 251,42 dollars après l'annonce par son patron-fondateur Elon Musk de la présentation le 9 octobre d'un mystérieux modèle «D».

le services de vidéos en ligne Netflix, qui a conclu un accord avec l'acteur Adam Sandler pour la diffusion en exclusivité de quatre de ses films, s'est apprécié de 2,55% à 449,98 dollars.

Dans le secteur financier, JPMorgan Chase a perdu 1,56% à 58,84 dollars après l'abaissement de la recommandation des analystes d'UBS.

Bank of America s'est de son côté adjugé 0,36% à 16,88 dollars. L'établissement a annoncé mercredi soir que son directeur général, Brian Moynihan, allait également assurer les fonctions de président du conseil d'administration.

Le fabricant de caméras prisées des sportifs de l'extrême GoPro, qui avait fait sensation lors de son entrée en Bourse en juin, a chuté de 6,91% à 85,46 dollars alors que ses fondateurs sont parvenus à faire lever les restrictions sur la vente de leurs titres en les offrant à une organisation caritative.

Le distributeur en ligne de meubles et produits pour la maison Wayfair a réussi de son côté avec brio sa première journée à Wall Street en terminant sur un bond de 30,07% à 37,72 dollars.

Le marché obligataire a terminé en baisse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a progressé à 2,438% contre 2,403% mercredi soir et celui des bons à 30 ans à 3,153% contre 3,113% la veille.




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